EtJSBBE, Hiat. eccl, 1. V, c
Lxii Les Martyrs
reuse de la sentence que Paul mandait à Tite : Tout est pur pour ceux qui sont purs » ; nâvza xa^apà toi; y.aOarjoiç *.
Le dernier coup porté aux velléités de sympathie de la première heure fut l'affaire de la circoncision. Elle eût suffi à la séparation immédiate et définitive. Parmi ceux que les prédications des apôtres avaient convertis, se trouvaient quelques pharisiens, « qui s'avancèrent jusqu'à dire qu'il faut circoncire les gentils et les obliger à garder la loi de Moïse » - ; l'exigence s'expliquait d'autant mieux que, depuis la crise qui amena et suivit l'assassinat du diacre Etienne, les fidèles s'étaient dispersés dans la Samarie et dans la Judée ; il y eut bientôt des groupes jetés en pleine gentilité, à Damas, à Antioche, à Césarée, en Chypre, dans l'Asie-Mineure, et les nouveaux adhérents du christianisme n'avaient pas été circoncis, ce qui les plaçait, aux yeux des judaïsants, dans une situation inférieure, un peu comme s'ils eussent été des animaux impurs. S'il se rencontrait parmi les chefs de l'Église des partisans convaincus de la nécessité de la circoncision, ceux-là trouvaient devant eux des hommes considérables tout à fait réfraclaires à ce courant d'idées. Le rare bon sens de ces derniers leur faisait voir l'obstacle insurmontable quon leur demandait d'élever eux-mêmes devant les perspectives indéfinies d'avenir et de conquête qu'ils commençaient à entrevoir pour le christianisme. Il ne fallait pas songer à vaincre la répugnance de tous pour ce qui faisait un sujet d'humiliantes railleries partout où le Juif s'exposait aux regards d'une société pour