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2" Aet . , XV, 5.
Préface Lxiii
laquelle les bains et le gymnase jouaient dans la vie un rôle si important. Avec ce génie qu'il appliquait à pénétrer et cette ténacité qu'il employait à exécuter ce qui lui semblait devoir hâter et aflermir la conquête du monde, saint Paul n'hésita pas à trancher pratiquement la question pendant sa première mission. Il admit d'emblée les païens dans l'Église ; il forma des Eglises de gentils. Saint Pierre, avec non moins de résolution mais sur un théâtre plus restreint, avait introduit, à la grande surprise de son entourage de circoncis, des païens dans la communauté de Césarce ; « lorsque Pierre fut de retour de Jérusalem, ceux qui étaient circoncis contestèrent contre lui » ; mais il se justifia, et, l'ayant ouï, « ils furent satisfaits et glorifièrent Dieu, en disant : « Dieu a donc «. aussi donné la grâce de la pénitence aux gentils afin !« qu'ils aient la vie *. » C'était encore une voie qu'on apla- 'nissait, au lieu qu'Israël s'était ingénié à l'obstruer de son imieux. Héritiers de traditions périmées, plusieurs des plus considérables dans l'Eglise s'efforçaient, s'obstinaient à soutenir que les gentils ne pouvaient entrer dans le royaume de Dieu sans s'être préalablement affiliés à la famille d'Abraham ; en un mot, qu'avant d'être chrétien, il fallait se faire juif'-. Ce fut sur ces entrefaites que Paul, Barnabe et Tito, leur disciple incirconcis, se rendirent d'Antioche à Jérusalem, décidés à provoquer un débat solennel et à obtenir une solution. Ils furent satisfaits. L'apôtre Jacques lui-même, dans l'énumération qu'il fit des quelques prescriptions à imposer aux gentils, omit la circoncision, et le décret qui sanctionna la délibération