LES VIOLENCES
Le judaïsme, mis eq péril par un prophète nouveau dont il repoussait l'appel et condamnait l'enseignement, vse trouva bientôt amené à procéder contre lui. Tous ceux auxquels ces recherches s'adressent savent dans ses derniers détails la passion que les Juifs firent souffrir à Jésus; mais on se représente ce drame comme l'explosion spontanée d'une haine longtemps contenue et qui commença à se dévoiler dans le conseil tenu peu après la résurrection de Lazare^ ; cette opinion n'est pas fondée sur les faits. La mort de Jésus a été préméditée, elle fut le dernier acte d'une poursuite officielle dont nous pouvons reconstituer les phases principales.
La vigueur avec laquelle Jésus s'était attaqué aux vices qui déshonoraient les docteurs, les prêtres et le peuple, l'î^vait rendu odieux. Dès lors, les scribes et les pharisiens perdirent toute mesure à son égard, le qualifiant de pécheur 2, de samaritain 3, de démoniaque*, de séducteur *, de révolutionnaire 6, d'ennemi de la patrie "ï; ils se