Marigrium Polycarpi, § xn
3. Les exclamations soulignées me paraissent être celles des Juifs.
4. Martyrium Polycarpi, § xui : ... {xiXtoxa 'louoatojv upoôûatoi, ti)<i sOoji; aù-uoTç,
Lxxxiv Les Martyrs
dit la lettre, l'ennemi haineux et méchant, l'adversaire de la race des justes voyait ce glorieux martyre, il savait la pureté irréprochable du saint dès son enfance, et ne pouvait douter qu'il n'eût reçu la couronne immortelle et la récompense promise ; aussi s'efiforça-t-il de nous priver de ses reliques, quoiqu'un grand nombre voulussent les recueillir et souhaitassent de posséder ses précieux restes. » Le démon suggéra donc à Nicétas de faire refuser par le proconsul l'autorisation d'enlever le corps du martyr. « Tout cela se passait à l'instigation des Juifs, qui, montant la garde auprès du bûcher, avaient aperçu les chrétiens qui s'empressaient de retirer ce qui pouvait l'être de ce saint corps. Le centurion, voyant la turbulence des Juifs, fit replacer le corps sur le bûcher et, comme c'était l'usage, fit brûler le cadavre * ».
Une pièce contemporaine des faits qu'elle rapporte, mais dont nous n'avons plus que la traduction latine, la passion de saint Pione de Smyrne, nous montre, à un siècle de distance, la juiverie de cette ville aussi féroce qu'au temps de saint Polycarpe. Ce fut précisément au jour anniversaire de ce martyr — 23 février 250 — qui cette année encore tombait le jour du grand Sabbat, que le prêtre Pione et ses compagnons Sabine et Asclépiade furent conduits sur la place Martha que la foule envahit en un instant. « Les femmes, disent les Actes, étaient en nombre incroyable, car c'était jour de Sabbat, ce qui donnait relâche aux Juives de la ville '. » Après