G. MoniN, dans Revue bénédictine, 1893, p
Préface cxvn
Le même manuscrit nous offre du folio 198 v° au folio 211 r' une autre pièce martyrologique :
LEG IN FEST SCORVM PETRI ET PAVU PASSIO SCORVM APOSTVLORVM PETRI ET PAVLl
Celle-ci devait être lue à la messe très probablement, car elle remplace la lecture prophétique, et l'épître aux Romains la suit immédiatement. Une lettre de Sidoine Apollinaire nous fait connaître la célébration de vigiles au tombeau de saint Just, à Lyon. « Nous nous étions, dit-il, rendus au tombeau de saint Just, avant le jour, pour l'anniversaire. La foule était considérable, à tel point qu'elle ne pouvait trouver place tout entière dans la basilique, la crypte et les portiques. On célébra d'abord les vigiles : les chœurs de moines et de clercs alternaient le chant des psaumes. Les vigiles terminées, chacun alla se promener, à son gré, sans trop s'éloigner toutefois, car il fallait être de retour à tierce pour la messe solennelle. C'était un moment délicieux ; on sortait haletant de cette basilique étouffante de foule, flamboyante de lumière, et l'on se trouvait dans la campagne, dans la tiédeur d'une nuit voisine encore de l'été, mais que rafraîchissaient les frissons légers d'une aurore d'automne*. >■
A ces témoignages nous pouvons en ajouter un moins connu concernant le royaume des Burgondes. Une homélie de saint Avit de Vienne, sur papyrus, nous donne les paroles qu'il prononça le 22 septembre ^522 (?)] dans la basilique d'Agaune, le jour oîi fut inaugurée dans ce monastère la Laus perennis. Il débute ainsi : « On vient, en vous relisant suivant une sainte coutume le récit de leur martyre, de vous faire entendre le panégyrique de ces bienheureux guerriers dans les rangs fortunés desquels nul n'a été perdu, bien qu'aucun n'ait échappé.... » Praecunium felicts exercitus in cuius congregatione beatissima neyino per]it dum nullus evasit cum iniustam sanctorum mar~ tyriim morten\ quasi lsort]is justitia judecarit qaa bis auper