Elles ont été imprimées à cette époque
poil liw dressoit en la teste d'ouyr de tels propos ^ ». Paris était profondément catholique. « Le peuple, écrivait l'envo^'é florentin Tornabuoni, est presque entièrement catholique et irrité contre les protestants -. »
Devant cette hostilité générale, les huguenots ne pouvaient compter sur eux seuls sous peine d'être réduits à l'impuissance. Aussi leur premier soin fut-il de s'adresser aux princes protestants d'Allemagne et à la reine Elisabeth d'Angleterre '^. Condé et Goligny traitèrent avec les Anglais, leur correspondance en fait foi. Dès 1561, Colign}^ avait des entrevues avec Throckmorton dans la forêt de Fontainebleau, dans lesquelles l'amiral révélait ce qui s'était passé au Conseil ro3^al et le faisait savoir à Elisabeth ^ L'année suivante, Throckmorton avertit Cecil de la part de la reine d'Angleterre qu' « il faudrait que « les protestants fussent amenés à livrer Calais, Dieppe « et le Havre ou tout au moins une de ces trois places ; « mais ils doivent en prendre l'initiative, et l'occasion « s'en offrira tout naturellement lorsque Condé et l'ami- « rai vous enverront quelque agent secret pour vous <( demander des hommes et de l'argent ^ ». Quatre jours auparavant, Hotman annonçait à Cecil que le sieur de Séchelles se rendait en Angleterre avec pleins pouvoirs des chefs protestants ^.
On le voit, le parti huguenot était repoussé par la