Lettre d'Hotman, 27 juillet 1562, Archiv. de StuUgart
2. Persuasion of the Vidame as to the occupation of Havre,. 1562, Arch. d'Hatfield.
3. Castelnau, Mémoires, 1. IV, c. iv, v ; La Noue, Mémoires, p. 296 ; Et. Pasquier, LeUres, 1. IV, leUr. xviii.
4. Lettre de Catherine de Médicis, 25 février 1563, dans La Perrière, t. I, p. 516 ; lettre de Randolph à Cecil, 1^' avril 1563, d'après la relation adressée à Marie Stuart ; lettre de Smith, 26 février 1563. Il y a lieu de remarquer que Throckmorton envoj^a de l'argent à Théodore de Bèze en vertu d'un ordre de Coligny au moment même où l'on s'abouchait avec l'assassin. Lettre de Throckmorton, 1^^ mars 1563. Lettres d'Etienne Pasquier, 1. IV, c. xx.
Gueux, Huguenots, Puritains 171
C'était la doctrine du parti. En 1564, à la suite du rapprochement de Catherine de Médicis avec les catholiques,un pamphlet attribué au ministre du Rosier enseignait qu'il était licite de tuer une reine qui s'opposait à la diffusion de l'Évangile, et la régente trouva jusque dans sa chambre des lettres qui l'avertissaient que, si elle s'entourait de papistes, elle serait poignardée . Le jeune roi Charles IX n'était pas à l'abri de ces menaces. Un ministre né à Orléans prêchait que le roi était idolâtre et qu'il était permis de le tuer. Sur ces entrefaites, un gentilhomme condamné à mort fit des aveux. Il reconnut avoir, ainsi que deux de ses amis, reçu de l'argent de l'amiral Coligny pour assassiner le roi. Confronté avec ses complices, il justifia ses aveux. Le cas devenait embarrassant, on hâta l'exécution et l'affaire n'eut pas d'autres suites ^
Les Pays-Bas n'eurent pas moins à souffrir que la France, Jamais ces provinces n'avaient été plus florissantes qu'au début du règne de Philippe II après la paix de Cateau- Cambrésis. La population de cette étroite province était égale à celle de l'Espagne entière, sa métropole, plus nombreuse que celle de l'Angleterre. Les contemporains s'extasiaient devant cette opulence dans laquelle les Anglais, en tout temps connaisseurs de l'abondance plantureuse, saluaient le centre du bien-être et de la civilisation ^. « Le Pays-Bas, écrivait Laurent Metsius, abondoit en toutes choses et florissoit merveilleusement en richesses et flottoit en toute sorte de voluptés et délices. Les princes s'efforçoyent non pas en ensuyvre et imiter la magnificence royalle, mais à la surpasser. Les marchans et les plus opulens bourgeois vouloient