CHAPITRE XXVIII
COMME UN SOLDAT A CHANTÉ QUELQUE CHANT D EGLISE PAR MOQUERIE DES MARTYRS.
Comme ces actes se passaient, un Gueux, par moquerie, chantait quelques vers de chanson, que l'on
appelle prose, que l'Eglise a de coutume de chanter en plusieurs endroits entre les solennités de la messe le jour des princes des apôtres saint Pierre et saint Paul, laquelle fête était passée y avait deux jours. Il chantait par-dessus tous les autres vers et à plus haute voix ces derniers : Ibi Neronîsf évitas principes apostoloram prœliis pliirimis victores, diverse te Petre et Paale addixerat pœnse mortis. Te Crux associât, te vero gladius cnientus mittit Christo. C'est à dire : « Alors la cruauté de Néron a condamné à la mort par divers supplices, toi, Pierre, et toi, Paul, princes des apôtres, victorieux de plusieurs combats. Car l'un de vous par la croix, l'autre par le glaive sanglant, est associé et envoyé à Christ. »