‹ Les martyrs (volume 4)Chapitre 39 sur 59 · L'Ouvreleul, t. II, p · texte numérisé non relu

L'Ouvreleul, t. II, p

soldats pour faire retirer le peuple qui venait en foule pleurer sur ce corps admirable, afin qu'on pût tout préparer pour sa sépulture.

« Lorsqu'on fut en état de lui rendre les derniers devoirs, on disposa ainsi le convoi funèbre: M. le baron d'Alais et quelques gentilshommes du voisinage portèrent un grand drap noir aux armes de M. de Miraman et de cette illustre défunte ; quantité de pauvres, qu'on avait habillés de neuf, marchaient autour du corps avec de gros cierges à la main, et il y eut un bon nombre de prêtres qui firent solennellement l'office, après avoir célébré chacun en particulier la messe pour elle. On distribua des charités extraordinaires. L'église, toute vaste qu'elle est, se trouva trop petite...

« On eut beaucoup de peine à mettre le précieux corps dans le tombeau des ancêtres de son époux. On n'entendait que des cris et des gémissements. Les pauvres surtout ne pouvaient se consoler de la perte qu'ils faisaient. »

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