Fauvin à Fougère, capitaine de gendarmerie ^ 27 messidor
Les stores demeurant baissés la foule s'apprêta à arrêter la voiture ; voyant cela le commissaire fit relever les stores et le Pape bénit la foule.
A l'entrée de la ville le Saint-Père fut reçu par plusieurs officiers municipaux. Cent jeunes filles, vêtues de blanc et couronnées de roses, raccompagnèrent jusqu'à son logis jetant des roses sous les pieds des chevaux. Le sieur Chabert ayant vu les camériers transporter le Pape dans sa maison vint s'agenouiller devant le Saint- Père dont il baisa les pieds. Il vint, à la tombée du jour, demander à M"*® de Chabrières l'adresse d'un prêtre insermenté afin de se confesser le soir même. Cette conversion ne fit que s'affermir avec les années. Dans cette même nuit plusieurs laïques et des prêtres apostats furent réconciliés.
Plusieurs personnes furent présentées au Saint-Père ; mais la foule stationnait dans la rue de la Saunerie^ et sur la place de l'Etoile. Après plusieurs pourparlers, le Commissaire fit inviter le Pape à donner sa bénédiction à la foule.
14- juillet (26 messidor) . — Le convoi partit de Romans à quatre heures du matin, toujours accompagné par le peuple. Au plateau de la Maladière, le commandant de l'escorte fit allonger Tallure afin de distancer le groupe qui suivait le Saint-Père. Il arriva à Valence à 8 heures. « Beaucoup d'habitants se portèrent à sa rencontre et furent l'attendre assez loin ; ils se mirent à genoux sur son passage pour recevoir sa bénédiction 2. » Monseigneur l'archevêque de Corinthe, Monsignor Carraciolo, M. de Labrador, MM. Marotti, Baldassari et Malo, prêtres, et le P. Ramera attendaient le Saint-Père en l'entrée de la citadelle. Sa Sainteté avait été reçue « par