A AMASIA
Il existe à Amasîa, en Turquie, une tradition affirmée par toute la population. Des soldats français de l'armée conduite par Bonaparte en Egypte furent faits prisonniers au nombre d'une dizaifie. Cinq d'entre eux apostasièrent et se fixèrent dans le pays ; cinq confessèrent leur foi et furent enfermés dans un des anciens tombeaux des rois du Pont, taillés dans le roc delà citadelle d'Amasia et exposés au midi. Ils y vécurent deux ans, murés ; après ce temps on les fit mourir. Des inscriptions témoignent de la vérité de ce récit que je reproduis d'après une lettre datée d'Amasia.
Bibliographie. — R. P, André S. J., Lettre, datée d'Amasia, parue dans le journal : Le Bosphore égyptien, 16 octobre 1891. Les quelques détails supplémentaires insérés ici sont dus au R. P. Lebon, de la Compagnie de Jésus, et m'ont été transmis par M. £• de Cathelineau à qui j'adresse une fois de plus tous mes remerciements. — Emm. db Cathelineau, Les Emmurés d'Amasiat dans L'intermédiaire des chercheurs et des curieux, 30 décembre 1913, t. LXVIII, col. 831-836 et pi. hors texte.
« Nous partons X... et moi en compagnie de deux professeurs pour aller relever une inscription grecque, gravée à côté d'uH de ces nombreux tombeaux creusés dans le rocher même et suspendus au flanc des montagnes.
« Nous touchons au tombeau, but de notre excursion. Nous copions notre épitaphe et allions repartir sans entrer dans la chambre mortuaire. « A quoi bon ? disions-nous. Toutes se ressemblent. » Cependant pour pouvoir dire que nous l'avions visitée une fois au moins, nous entrons. « Venez vite, criai-je à mon compagnon, voici ce que nous cherchons. »
« Je venais de lire dans un petit carré grossièrement tracé, sans doute avec un silex, à un ou deux millimètres de profondeur sur la paroi droite ;