Enti. Kknan, Le livre de Job (1860), préface, p. m-vr
Préface xxxrx
compromis pour longtemps )a valeur historique et la portée apologétique des miracles (|ui y sont rapportés. A ce point de vue, les indications contenues dans les docu' raenlîi liturgiques eux-mêmes ne sont pas toujours de première valeur, soumises qu'elles ont été à toutes les violences, philologic[ues ou historiques, par suite d'intérêts divers et du déiaut de critique ^. L'histoire cependant est « assez belle pour qu'on ne s'efforce pas de lorner. S'yappliquer, comme on le fit, à dessein ou par simplicité, y introduire des prodiges s'accomplissant pour soutenir la constance des victimes et terrifier les persécuteurs, c'est, sans en avoir conscience, s'associer au sentiment des païens qui, incapables de comprendre la puissance du courage soutenu par la foi, attribuaient la victoire des saints à des secours d'un ordre surnaturel, c'est-à-dire souvent à la magie - ».
On ne saurait rencontrer le AIoyen-Agesur un terrain plus défavorable que celui de la transcription des textes dont il a souvent méconnu le caractère historique. Il a fallu le persévérant effort de la pléiade de savants qui, depuis quatre siècles, s'efforce de réparer tant de mal pour rendre aux Actes des martyrs une part de l'autorité que leur accordaient les premiers chrétiens.
1. Il suffit, pour se rendre compte de ce fait, de se rappeler les corrections faites dans les légendes des martyrs au bréviaire par les papes eux-mêmes, et récemment encore par le Pape Léon Xlîl, comme on peut le voir dans V Histoire du bréuiaire de Mgr Batiflbl cl dans celle de Dora lîaumer, O. S. B.