‹ Les martyrsChapitre 34 sur 147 · Acta S. Tarachi, § 5, dans Huinart, p · texte numérisé non relu

Acta S. Tarachi, § 5, dans Huinart, p

j'aurais à endurer. II me répondit : Lorsque Tàine est toute dans le ciel, la chair qui soutTrc n'est plus la nôtre ; le corps reste insensible quand l'esprit est en Dieu *. » Le tait qui contient ce texte se rapporte à Tannée 259, la doctrine était bien plus ancienne. Soixante années plus tôt environ, Tertullien exprimait la même pensée dans les mêmes termes : « Les tortures, dit-il, nous trouvent insensibles lorsque Tàme est toute dans le ciel,- » et nous voyons que cet enseignement faisait très probablement partie de l'instruction des catéchumènes puisque sainte Félicité déclarait que dans l'amphithéâtre cène serait pas à elle de souffrir, mais au Seigneur, qui serait en elle pour souffrira sa placée En Gaule, nous retrouvons la même doctrine ; à Lyon, il est dit que « le Christ souffrit pour Sanctus, * » et la lettre de cette Eglise nous explique qu'une source d'eau vive s'échappait du flanc de Notre- Seigneur, apportant au martyr rafraîchissement et force. On lisait à ce sujet des récits merveilleux. Un martyr racontait qu'un adolescent l'assistait pendant la torture, essuyant d'une étoflfe blanche la sueur de son corps sur lequel il répandait une eau fraîche et réparatrice. Cette onction lui procurait un tel bien-être qu'il ne se vit qu'à regret détacher du chevalet*.

Ces enseignements, ces exemples avaient une portée morale surtout. L'Eglise, sachant que tout nous vient du

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