‹ Les martyrsChapitre 38 sur 147 · Ti^KiULL., Dejejunio, c · texte numérisé non relu

Ti^KiULL., Dejejunio, c

Préface ï.xni

tullicn qu'il est nécessaire d'illustrer son texte par des faits assurés et de rappeler Alcibiade à Lyon, qui ne se soutenait qu'à Taide de pain et d'eau ^ ; Procopc de Scythopolis, qui espaçait parfois d'une semaine entière les jours où il prenait sa nourriture composée de pain et »1 eau -.

Un dernier et puissant moyen de préparation au martyre était la société des confesseurs. A Lyon, elle suffit à reconquérir de pauvres apostats 3, et nous voyons en Nuniidie les persécuteurs isoler le groupe des laïques du groupe des clercs, destinés tous deux à la mort, dans l'espoir d'arracher aux laïques, ainsi désemparés, un acte de faiblesse *. Les frères connaissaient celte source les exhortations. La sentence capitale qui condamnait saint Cyprien faisait allusion à cette influence de l'évé- ((ue sur son peuple; les fidèles, en l'entendant, s'écrièrent : « Que l'on nous décapite tous avec notre évêque •'*. »

Plus haut que l'exemple, il y avait la promesse des récompenses éternelles.

<( Le prix du martyre, comme on l'enseignait, était immense. Salomonet David l'avaientdit au nom du Seigneur, et Jésus-Christ l'avait répété lui-même^. Le ciel, qui, selon quelques-uns, devait rester fermé pour tous jusqu'à la consommation des temps, s'ouvrait sûr l'heure pour les saintes victimes. Les mains des Anges les portaient

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