Acta S. Cypriani, § 4 et
6. S. Cyprien, Ad mart., XII; Tcstiin., III, 17 ; Clkm. Alex., Su (.m . IV, ^, elc.
LXiv Le$ Martyrs '
vers l'Orient, et devant elles s'étendait un jardin resplendissant de fleurs, ombragé de rosiers gigantesques. La chair des bienheureux, devenue immatérielle et diaphane, laissait voir la pureté de leurs cœurs. Une atmosphère de parfums les entourait et leur donnait la vie. A leur entrée, la troupe des Séraphins les accueillait avec des cris d'admiration et de triomphe. Puis, dans un rayonnement immense, au milieu d'une large enceinte aux murailles faites de lumière, leur apparaissait le divin Maître, tel que saint Jean l'avait rêvé. Ses cheveux étaient blancs comme la neige et ses traits étaient ceux d'un jeune homme. Les martyrs le saluaient par un baiser, et, au toucher de sa main, leurs âmes s'emplissaient d'une allégresse inconnue.
(( C'était ainsi que, dans leurs visions, les saints entrevoyaient les joies du paradis et ses splendeurs ^. Lus à l'église, comme TEvangile môme, leurs Actes publiaient ces merveilles et fortifiaient les cœurs, mal affermis 2. » Toute cette gloire promise était accompagnée d'un suprême triomphe sur les bourreaux. (( Notre patience, écrivaient les Pères, nous vient de la certitude d'être vengés ^ ; elle amasse des charbons ardents sur la tête de nos ennemis ^. Quel grand jour que celui où le Très- Haut comptera ses fidèles, enverra les coupables aux enfers et jettera nos persécuteurs dans l'abîme des feux éternels 5 I Quel spectacle immensel quels seront ma joie,
1. Acta s. Perpétua, § 11, 12, 13 ; ActaS. Montani, ^ 11 ; ApocaLf c. 1 ; Mém. de la Miss, archéol. au Caire, t. IX, p, 143, 144.