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cil Les Martyrs
de mes vêtements, me couvrirent de haillons et me présentèrent ainsi devant le tribunal ^ »
La torture comportait une gradation de douleurs, la flagellation,la traction des membres sur le chevalet; les ongles de fer ne passaient pas pour tourments de premier ordre. Prudence dit que l'épreuve du feu était la plus terrible ^
Le martyr livré à l'équipe de bourreaux devenait la proie de raffinements de soutfrance inouïs. L'art du bourreau avait ses spécialistes ^ et ses apprentis. Un de ces derniers, troublé, frappa sainte Perpétue au hasard, dans les côtes; la matrone prit la pointe de l'épée et la plaça sur sa gorge, l'homme enfonça *. Il y avait des bourreaux illustres ; l'un d'eux, en Afrique, nommé Mucapor, provoquait chez les fidèles le même dégoût qu'une bête féroce ^. Le même personnel fournissait les tortionnaires et les bourreaux chargés des exécutions capitales ^. Pendant la torture, les bourreaux hurlaient autour de la victime : Tiens bien ! Serre ! Ferme ! Enlève ! Tene ! Claude ! Comprime ! Abde !'^ Pendant ce temps, retentissait le cri monotone du héraut rappelant le motif du châtiment. Divers récits, des textes législatifs nous rapportent quelques-uns de ces cris :
Pendant qu'un faux témoin est biUonné, le héraut crie: (( Ne jure pas inconsidérément ^. »