L. 13, De jurejurando, § 6 {Digest.f lib. XII, Ut. uj
Préface
Pour un calomniateur : « Tu as calomnié V » Dans les Actes des martyrs, nous relevons les cris suivants :
« Ne blasphème pas les dieux. »
Ki Ne sois pas si sotte, approche, sacrifie aux dieux. » « Ne réponds pas une chose pour une autre. » « Ne méprise pas les édits impériaux. » « Ne blasphème pas les dieux et les empereurs. » « Ne blasphème pas les dieux et les déesses 2. » Pendant que leur chairet leurs osétaient tordus, déchiquetés, les chrétiens semblent ne laisser échapper un cri de faiblesse. Ils poussent des cris vers le ciel : a Christ, garde-moi 1 — Garde mon âme I — Christ, l'endurance î — Fils de Dieu, au secours ! — Je ne serai pas confondu ! — Grâce à toi.. . Christ ! — A moi, Christ I ^ »
Les monuments et les textes concernant la torture des païens peuvent nous servir dans les causes de chrétiens. C'est ainsi que parmi les supplices connus de tous, comme le chevalet, les tenailles, les fouets armés de balles de plomb, la chaise de fer rougi, les griffes de fer, il faut rappeler d'autres cruautés. Caligula, importuné par les cris des victimes livrées aux bêtes, les faisait bâillonner, ou bien on leur coupait la langue. Quelquefois on blessait le condamné afin de l'empêcher de se défendre. Nous voyons Pionius cloué au poteau où il allait être brûlé ; l'homme condamné au crucifiement portait sa croix. La torture faisait l'objet d'un procès-verbal détaillé ;
1. L. 16, Ex quibus causis infanùa irrogatur [Cod. Just., IX, xii).