Le Bi.ant, ouvr. cité, p
3. Passio SS. Satuniini et Datiui, % 7, 9, lU, 11, 14 ; Acia S. Eupli,
civ Les Martyrs
cette pièce, dont nous n'avons aucun exemplaire, pourrait bien être confondue avec celle que nous appelons les Acta *.
Pendant la torture, le juge épiait la victime, renouvelait ses adjurations, s'ingéniait à arracher un consentement qui lui faisait plus d'honneur que l'intraitable refus de sa victime, ce Mettre à mort un accusé qui, de lui-même, demandait à périr pour le Christ, n était qu'une marque d'impuissance et un dénouement misérable; la victime triomphait, et de ces assises sanglantes l'autorité sortait amoindrie ; réussir par persuasion ou par contrainte, amener les chrétiens à faiblir, tel était le but ambitionné ^. »
« Les juges, dit Origène, s'affligent si les tourments sont supportés avec courage, mais leur allégresse est sans bornes lorsqu'ils peuvent triompher d'un chrétien '^ d « Ils ne songent, ajoute Lactance, qu'à remporter la victoire, car il y a là pour eux joute réelle ; j'ai vu, en Bithynie, un gouverneur transporté d'une joie aussi grande que s'il eût dompté tjuelque nation barbare; il s'agissait d'un chrétien qui, après avoir opposé pendant deux ans une généreuse résistance, paraissait avoir cédé *. »
Quelquefois ils venaient à leurs fins. Des fidèles « mal exercés et mal entraînés » avaient faibli : cela s était vu à Lyon 5, en Afrique^, où des apostats surent réparer leur crime par une nouvelle confession.