I.a Mayotte reparut
Mais l'explication était suffisante. I a* baron avait compris et son fil* pareillement.
Un quart d'heure après, les messieurs d1 Azay ai nient terminé leur ri pas an coin du feu , dans lequel on avait jeté une brassée de bois mort pour faire une dernière flambée, cl la Mayotte leur disait : u Venez par ici , messieurs ; le lit est bon et le draps soûl bien Lianes. *
l.e baron échangea un rapide coup d'œil avec le lieux qui bourrait tranquillement sa pipe, et il cuira le premier dans la petite ( Immbre à coucher du rcz-dc-diuutiéc dont la Mayotte venait d’ouvrir la porte.
' Cetlr dernière posx la lampe qu'elle tenait à La maiu sur une table, montra à se* hôtes un pot, une cuvette, une carafe d'eau et deux verres ; leur fit remarquer qu’il* avaient nu verrou et pouvaient r cutermer ; puis elle su reliia discrètement eu leur souhaitant bonne nuit.*
Le baron la remercia , et lorsqu’elle fut partie , U verrouilla la I orta.
En mémo temps sou fils, Philippe d'Axay, se baissait et rocou- «lissait une fissure dans le plancher.
. (/était la ligne de démarcation entre la portion mobile et celle
qui était à demeure.
Le lit tout entier couvrait la trappe; entre le lit et le mur, le ^plancher demeurait solide.
Le Vieux avait très-bien expliqué les choses. M. d’Axay ôta sa blouse et la pendit à un clou à la porte, do façon à boucher lo trou de la serrure
Puis le père e( le fils se parlèrent un moment à l'oreille, armèrent leurs pistolets , se placèrent debout le long <|u tnur, souillèrent la chandelle et attendirent.
. Iji Mayotte , pendant ce temps, parlait bas au Vieux, qui coutinuait à fumer sa pipe.
« Ils mit l'air bien las, disait-elle.
— Le fila dormait en mangeant, répondit le Vieux,
— Ça ne spra pas long , cette fois , comme pour le curé. . . vous ■avez, beau-père?
"" — Oui , oui , dit le Vieux eu clignant de fui), je me souviens... il n’en finissait plus de se coucher.
— Ab! soupira b Mayotte, je voudrai* bien que ça fût fini. Je tueurs de sommeil, moi aussi.
— Sans compter que lu anra* un joli oreiller de pièces d’or, ma bru. •