I.o capitaine parlait l'allemand
« Bonjour, dil-il.
— Bonjour, répondit brusquement le geôlier.
— Savez-vous si on me fusille aujourd'hui Y
— Je n’rn sais rien.
— Ali ! » pensa le capitaine, qui cal un soupir de soulagement. Il c'onsulla ta montre; elle marquait huit heures du matin.
" Décidément, pensa le capitaine, si c'était pour midi, le geôlier, «n -aurait quelque chose. »
Le geôlier laissa, cuimue Kauffmann, un pain cl une cruche d'eau, et il â'rn alla- .
Mais )«• capitaine eut beau briser le paiu en plusieurs morceaux, le pain ne i-t-nlYriuait Heu, pas même un billet, u Et le Mur* cillais qui devait m'écrire! •
Le capitaine se recoucha trauquillmiMit et attendit.
Cou me ntidi sonnait au beffroi de Coblenlf, un bruit »C fît dans le corridor qui conduisait à la cellule du priHunurr.
lu bruit de pas cl de crosses de mousquets, le bruit d'une patrouille enfin...
Oti.-lqu. s gc h lies de sueur mouillèrent les tempe;, du capitaine, u Je croîs qu'on vient inc ebrreber! » se dit-il.
Et si brave qu’il fût, il frissonna cependant...
« ('.'est dur de mourir à vingt-cinq ans! » nuiriitiira-t-il. lu porte «'ouvrit (b* couvrait . et le geôlier s'i rf.ua devunl un o !:eii r en grau d<' tenue qui précédait une douzaine de soldats.
(!rt officier u' était autre que le rhnaüer île Roc lu maure.
— Vous venez me chercher? dit le capitaine, qui Jetait remis do » << émotion cl tic voulait point trembler devant un w ilocralc. Allons, je sut* prêt, »
l u sourire viul aux lèvres du chevalier.
— Monsieur. dit-il, je suis de set vice aujourd'hui, et c'est rouiNM* officier commandant le po>U- de la prison que je viens vous
tû-iter. »
i.e errur du capilaiuc b.illit moins vite.
UoehetiMiire ajouta :
a Je riens «n outre lims annoncer que, grâce aux sollicitations d'une personne qui «intéresse à tous , il a été sursis à votre né* cultuu. r
l.e capitaine ci ut à un pitge. Il crut devoir se tmnlrcr fort étonné dt* ce sursis.
■> Comment, dît-il, il y a donc ici des gens qui s'intéressent à r. i ?
— Peat-éire...
— Alors lâche/ qu'ils obtiennent ma grâce; car si jo ne dois receler que pour mieux sauter, j'aime autant sauter tout de suite,
— Ceci ne dépend pas de moi . » dit le chevalier.