GIE
ca
leuse était ouvert; les deux fois, la paroi du sinus état déjà fongueuse.
En dehors des- complications intra-craniennes, toujours à redouter avec les lésions de cette partie de la mastoïde, les suppurations digastriques peuvent, comme dans le deuxième cas, fuser en bas dans le cou, contournant le ventre postérieur du digastrique, pour venir en dessous du sterno-cléido-mastoïdien et affecter dès lors, dans leur évolution, une allure assez analogue à celle d’une collection apicale.
Surtout si le siège des lésions est un peu postérieur le pus arrivé à la surface de l’os glissera assez souvent en arrière dans les espaces musculo-aponévrotiques de la nuque, guidé parfois dans sa migration par les branches de l’artère occipitale.
Plus rarement et avec une perforation de la partie antérieure du triangle digastrique, le pus pourra filer en avant pour aller former un abcès rétro-pharyngien. Ceci ne se réalise qu'après une période de tension plus ou moins prolongée, ou grâce à un débridement « heureux », dit M. le Professeur Jacques, portant sur la région intermédiaire à la rainure digastrique et au condyle de loccipital.
C’est parfois Pabcès rétro-pharyngien, qui semble ouvrir la scène. Il se manifeste par ses symptômes habituels : troubles de la déglutition et de la respiration. Il peut succéder à une otite, guérie quand la tuméfaction pharyngienne a apparu. D’autres fois, le début est lent avec tout le cortège de symptômes frustres, qui accompagnent la production des mastoïdites profondes,
RL
Le gonflement, pas toujours très considérable, est plus latéral que médian. Il siège, parfois, surtout au niveau du voile du palais, au-dessus et derrière l’'amygdale, ce qui se produirait quand le pus a fusé le long du trajet de la trompe.
Ces abcès, abandonnés à eux-mêmes, seraient susceptibles de déterminer de l’œdème de la glotte et d'entraîner la mort par asphyxie. Ils peuvent s'ouvrir spontanément dans le pharynx. L'origine des lésions doit faire redouter les complications intra-craniennes. Un accident plus spécial est l'hémorragie : hémorragie artérielle, par ulcération de Ja carotide interne, rapidement mortelle, comme dans un cas de Broca et . Schmid rapporté dans la thèse de Collinet, ou hémorragie veineuse, moins funeste, comme dans l’observation suivante de M. le Professeur Jacques :
Obs. VI. — (Jacques. Congrès international de Londres, 1913).(Résumée).
Filletite de 3 ans. Au cours d’une otite moyenne, l'enfant fait une ostéite du plancher de la caisse suivie d’otorrhagie et de la formation d'une tuméfaction du côté du pharynx, dont l'ouverture donne issue à un flot de sang veineux. Malgré plusieurs hémorragies, l'enfant guérit après élimination d'un séquestre de la caisse du tympan.
La convalescence trainante fut marquée par une paralysie du pharynx et de la langue, accompagnée d’atrophie qui céda en quelques mois et résulta, sans doute, d’altérations inflammatoires des nerfs du trou déchiré postérieur et de l'hypoglosse, au cours de leur trajet dans la gaîne des vaisseaux.