‹ Les Mastoïdites ProfondesChapitre 11 sur 24 · LIRE · texte numérisé non relu

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Abe plus souvent, ces collections rétro-pharyngées sont susceptibles d'évoluer favorablement. « La survenance, dit M. le Protesseur Jacques, au cours d'accidents suppuratifs otopathiques, d’une fusée rétro-pharyngienne, doit être considérée non pas comme une complication aggravante, non pas comme un épiphénomène d'importance secondaire, mais comme un accident critique, dont une thérapeutique avisée peut et doit ürer un part décisif », Dans les deux cas suivants qu'il rapporte, l’ouverture d’une collection pharyngée semble avoir eu le plus heureux effet sur l’évolution

de l’atfection.

Obs. VII. — (M. le Professeur Jacques. Zbid. (Résumée\.

Cultivateur, 50 ans. Mastoïdite gauche datant de plusieurs semaines. Evidement de l’apophyse infiltrée de pus dans toute son étendue, sauf à la pointe. Plusieurs interventions successives : évidement pétro-mastoïdien, curetage au niveau de l’écaille d’un foyer fongueux extra-dural, résection d’une partie de l’écaille, depuis la fistule antérieure jusqu'au toit de l'antre, évacuation d'une collection par le toit de l’antre trépané, ne donnent que des résultats passagers.

La température reste élevée. La douleur a cédé en avant et tend à se reporter vers la nuque en même temps qu’apparaissent un torticolis et un empâtement profond sous-occipital. Après incision des parties profondes de la nuque, la rugination de la base du crâne montre que le pus sort de l’os en dedans de la rainure digastrique. On poursuit le décollement jusqu’au trou stylo-mastoïdien et au condyle de l’occipital, en arrière du trou déchiré. Peu de jours après cette dernière intervention,en même temps que la température s’abaisse, il se produit une collection soulevant la gouttière latérale gauche du pharynx en arrière du pilier postérieur amygdalien. L'inci-

sion immédiate au, galvanocautère fournit en grande abondance du pus à caractères identiques à ceux de la plaie retroauriculaire.

Dès lors, tous les phénomènes s’amendent, la suppuration se réduit singulièrement par l'incision cervicale; le teint s'éclaircit, l'appétit renaît. L'ouverture pharyngienne doit être renouvelée et maintenue par une divulsion quotidienne. Grâce à cette précaution, tous les accidents graves, qui pendant plusieurs mois, avaient mis la vie du malade en danger, cédèrent définitivement; il quittait l'hôpital, quelques semaines plus tard, ne conservant qu'une certaine raideur du cou et un peu de difficulté dans la déglutition.

Obs. VIII. — (Jacques. /bid.) (Résumée).

Mile. M. 46 ans. Mastoïdite à la suite d’une otite grippale en Septembre 1911. Une trépanation antro-mastoïdienne n'amène qu'une amélioration relative et passagère. Trois semaines plus tard, la malade présente les signes d’une collecx tion extra-durale vraisemblablement périsinusienne. Un large évidement pétro-mastoïdien montre l'os sain partout, sauf au niveau du plancher de l’antre, où un foyer d’ostéite conduit vers le coude du sinus. Ii se produit les jours suivants un

écoulement de pus abondant, mais les phénomènes d'infection

persistent. Le sinus mis à nu n’est thrombosé nulle part. Entre temps se manifeste un torticolis de plus en plus accentué. La nuque, douloureuse à la pression témoigne d’une tendance du foyer suppuratif à migrer au-dessous de l'occipital. Peu après se forme un phlegmon de la gouttière pharyngée droite, dont l’incision évacue du pus en très notable quantité.

De ce jour, commence une période d'amélioration notable. On veille au drainage de la collection pharyngienne. La plaie rétro-auriculaire se répare rapidement. Un mois après la guérisson était presque complète, seule persistait encore un peu de raideur du cou.

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