‹ Les Mastoïdites ProfondesChapitre 13 sur 24 · LEA · texte numérisé non relu

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Postéro-inférieures, en rapport avecle sinus et allant jusqu’au golfe de la jugulaire.

Elles siègent entre la rainure digastrique et la moitié inférieure du sinus sigmoïde. Les unes s’insinuent entre le golfe de la jugulaire et la portion verticale du facial; les plus postérieures atteignent la scissure occipitomastoïdienne.

À côté de ces groupes de cellules, répondant à une disposition schématique normale, il faut songer à l’existence possible des cellules dites aberrantes, qu’on trouve souvent isolées à la partie postérieure des autres groupes cellulaires. Leurs lésions devront parfois être recherchées systématiquement et avec grand soin au cours d’une intervention pour une mastoïdite dont l’origine osseuse n'aura pas été découverte en un point habituel .

Si le pus gagne ces cellules postérieures, réparties sur les deux versants de la loge du sinus latéral, la formation d’un abcès périsinusal est probable. Pour s’extérioriser, la suppuration aura alors deux voies toutes tracées : la veine mastoïdienne et la suture temporooccipitale, parfois déhiscente. On aura ainsi un abcès du genre de ceux décrits par Citelli, sur lesquels est revenu récemment Caliceti. Si on laisse évoluer l’affection, le pus, collecté sous les insertions du splénius, fusera en arrière, vers la nuque, réalisant, dit M. le Professeur Moure, le type de l’abcès postérieur.

Obs. X. — (Caliceli. Olo-Rhino-Laryngologie Internatio-

nale) Octobre 1919. ÆRésumée).

Homme de 45 ans qui accuse une abondante suppuration

de l'oreille droite, datant d'un mois, de violentes douleurs survenues depuis quelques jours à l'oreille et à la région mastoïdienne, sur laquelle est apparue une luméfaction assez marquée. |

Aucun antécédent à signaler.

L'examen révèle une abondante quantité de pus dans le conduit, un léger abaissement de la paroi postéro-supérieure, une rougeur et une tuméfaction notable du tympan, perforé à sa partie inférieure.

En arrière de la mastoïde, un peu au-dessus de la pointe, on observe une tuméfaclion assez marquée, recouverte de peau normale. En cette zone, la pression est très douloureuse, 1] existe une légère fièvre. On diagnostique une suppuration aiguë de la caisse du côté droit, avec mastoïdite de Bezold.

À l'intervention, on sectionne et on délache bien les insertions musculaires, qui remontent très haut sur l'apophyse. Après trépanation, on trouve un peu de pus dans l’antre et dans les cellules situées immédiatement au-dessous de lui. Croyant à une mastoïdite de Bezold, on résèque complètement la pointe de la mastoïde. On la trouve tout à fait saine et sans aucune cellule. En comprimant le cou au voisinage de la mastoïde, on ne fait pas sortir de pus au niveau de l'endroit où était la pointe. En élargissant la brèche opératoire en arrière, on sectionne l’émissaire mastoïdienne, de laquelle le sang sort sous pression. On voit du pus autour de la veine. Ayant alors mis à nu la paroi du sinus latéral, on trouve un abcès périsinusal.

Le pus, qui entourait le sinus, s'était fait jour au dehors à travers le trajet de l’émissaire mastoïdienne, et avait donné lieu à la formation d'un abcès externe, qui simulait une mastoïdite de Bezold.

Obs. XI. — (Caliceti. — Fbid. Résumée).

Homme de 35 ans. Il a eu, un mois auparavant, de vio-

té

lentes douleurs à l'oreille gauche, avee écoulement purulent, qui dura environ une semaine. Avec la cessation de la suppuration, les douleurs diminuërent notablement. Depuis une semaine, il est survenu de nouveau des douleurs aiguës à l'oreille et à la région mastoïdienne, surtout vers la pointe, au niveau de laquelle est également apparue ure notable tuméfaction.

À l'examen, on observe au niveau de la pointe, mais un peu en arrière, une tuméfaclion bien évidente et ayant à peu près l'étendue d’une pièce de dix centimes. Elle est recouverte de tégument normal. A la palpation, on n'a pas de sensation de fluctuation, mais on provoque une vive douleur. La rotation de Ia têle vers le côté opposé n'est pas tout à fait libre el détermine un peu de souffrance.

On voit une faible quantité de sérosité dans le fond du conduit. Le Lympan est un peu rouge ct infiltré, avec une pelite perforation en bas. La température dépasse de quelques dizièmes de degré la normale.

La ressemblance avec le cas précédent fait soupçonner un abcès de la pointe consécutif à une périsinusite. A l'intervention on trouve l'antre sain avec seulement quelques cellules infectées dans le corps de l’apophyse. On ne trouve absolument aucune altération au niveau de la pointe. On met à nu le sinus latéral; autour de lui, à la partie inférieure, on trouve une assez grande quantité de pus, qui s'étend en bas presque jusqu'au golfe de la jugulaire. Après avoir asséché cette collection on voit reparaître du pus quand on presse sur la tuméfaction externe. En cherchant vers la limite postérieure de la mastoïde et en bas, on constate que les deux abcès communiquent à travers la partie basale de la suture temporo-occipitale. On termine l'opération en dénudant le sinus jusqu'au voisinage du golfe de la jugulaire et en ouvrant l’abcès extérieur. |

Le malade a guéri complètement.

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A la suite d’une suppuration aiguë de la caisse, il devait s'être formé, par propagation presque directe de l'infection, un abcès périsinusien, qui s’était fait jour au dehors à travers la partie basale de la suture temporo-occipitale, vers la partie postérieure de la mastoïde, donnant un abcès qui ressemblait à une mastoï-

dite de Bezold. .

Obs XII — (Caliceti. Zbid. Résumée).

Homme de 50 ans qui a eu un mois auparavant de fortes douleurs à l'oreille gauche avec écoulement purulent. Les douleurs sont revenues depuis une semaine, accompagnées d'une légère fièvre. Derrière l'oreille est apparue une tuméfaction, douloureuse surtout à la pression.

Dans la région mastoïdienne, exactement en arrière de la pointe, on trouve en effet une tuméfaction assez notable, revêtue de tégument normal. A la pression, on ne constate pas de fluctualion, mais on provoque une vive douleur. Le pus est assez abondant dans le conduit; le tympan est infiltré, rouge, avec une petile perforation postéro-inférieure. La tempéra- ‘ture est de très peu supérieure à la normale.

L'opération est décidée. On trouve une faible quantité de pus dans l’antre. La pointe qui semble saine est néanmoins réséquée, mais elle ne présente absolument aucune altération. On découvre le sinus et on trouve du pus autour de lui dans sa partie moyenne et sur toute sa parte inférieure qui est également dénudée. Après assèchement de cette collection on fait sourdre du pus à ce niveau, en pressant sur la tuméfaction cervicale. On incise l'abcès externe, on examine la table osseuse sous-jacente et on trouve une perforation, qui, à travers la partie basale de la suture temporo-occipitale, faisait communiquer les deux collections.

Ce malade aussi guérit complètement.

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