‹ Les Mastoïdites ProfondesChapitre 14 sur 24 · MINES · texte numérisé non relu

MINES

Dans ces trois cas, il fut nécessaire de mettre presque complètement à nu le sinus et d'ouvrir le phlegmon cervical. On ne crut pas indiqué de ponctionner le sinus, les symptômes de pyohémie faisant défaut et la paroi, bien qu'infiltrée, étant souple et fluctuante. Dans le premier cas d’ailleurs, la blessure de la veine émissaire avait fourni un renseignement d’une certaine valeur. Avec la périphlébite de ce vaisseau et l’extériorisation du pus au niveau de lorifice de son trajet, on notait une tuméfaction et une vive douleur à la pression, en arrière et en haut de la mastoïde. Dans les deux autres cas, la localisation de la tuméfaction et de la douleur vers la pointe, mais en arrière cependant, était moins caractéristique, se rapprochant de la zone dans laquelle peuvent se trouver les mêmes manifestations avec une mastoïdite du sommet.

Chez ces trois malades, un mois s’était écoulé entre le début de l’otite et l’apparition des premiers signes de réaction mastoïdienne. Chez d'eux d’entre eux une amélioration sensible des symptômes primitifs s'était produite dans ce laps de temps.

Les lésions des cellules périsinusales peuvent aussi se propager vers la paroi interne du bloc mastoïdien et donner une fusée sous-occipitale profonde, soit qu'un abcès sous dure-mérien passe par le trou déchiré pos-

térieur pour venir s’étaler sous la base du crâne, soit qu'une fistule du triangle digastrique donne directement issue au pus dans cette région.

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