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CHAPITRE XVII

OCIETES DES DEUX BOURSEIGNE.

seigne a été, il y a longtemps déjà, séparée en deux ;s qui forment aujourd'hui les communes de Bour- ^ieille et Bourseigne-Neuve, que l'on nomme aussi eet la Grande-Bourseigne {'). Dès le siècle passé, . qu'elles possédaient par indivis firent l'objet d'un ;nt (*). ris étaient situés tous sur le territoire de igne-Neuve, et c'est là également que sont tous les rs, même cew^ qui appartiennent à des habitants irseigne-Vieille. Ces 495 bonniers environ de bois grevés, au profit du seigneur hautain, du droit de r la moitié de tous les produits forestiers. Le pàtu-

la kerdc commune et l'intervention des habitants s frais de garde avaient également été réglés d'une ; précise {').

titulaires des quartiers proprement dits se consti-

en sociétés, vers le commencement de ce siècle,

régulariser la situation », On ne voulait ni des s trop nombreux, ni un avoir trop important ; de là ilité des sociétés. Chacune d'elles porte le nom de ipale famille intéressée, dont le chef était adminis-

des biens communs. Il tenait le registre aux

on de Gedinne, arrondissement de Dînant . RcDseignemevtt recueillis

«ment impérial du 5 février 1785. Archives du royaume, à Bruxelles. a conseil de Namur, n° 64, fol. 37; indiqué par BuRMans, CartHlaire

emenlE pour les bois, du 13 juin 1761, et pour le pUturage, du 89. Archives de l'État 1 Namur. Conseil ptovlnciil; Registres anic 1752 à 1776 et de J777 1 1795 (ï leurs dates).

inscriptions, où tout participant était immatriculé. Les Administration, mutations ne se constataient pas autrement. Par des rachats amiables, on tâchait de maintenir les parts dans les mêmes familles et de réduire le nombre des sociétaires à une moyenne constante. Des actes sous seing privé ont longtemps suffi à cet effet.

Les biens étaient répartis pour un terme de i8 ans. Leur exploitation doit avoir été assez déréglée : essartage, enlèvement de litière se pratiquaient normalement. Après i8 ans, les quartiers étaient soumis à un nouveau partage. Tous les ans, au printemps, chaque société se réunissait pour procéder à la vente globale de la coupe et au partage du prix obtenu. Cette assemblée générale ordinaire se tenait tantôt chez Tun, tantôt chez l'autre des associés; on lui donnait le nom de vinatch {}), Dissolution.

Les sociétés se dissolvent aujourd'hui presque toutes, sous la crainte qu'inspire une situation en désharmonie avec nos lois. On charge un géomètre expert de dresser un plan de partage du bien ; on passe l'acte devant notaire; chacun prend sa part et en fait ce que bon lui semble. Auparavant, les déclarations de succession indiquaient des parts indivises de quartiers; désormais, elles ne comprennent que des biens ordinaires, dont rien ne rappelle l'origine. Tel fut le sort des 60 et quelques hectares partagés, en 1886, entre les 20 associés de la Société Mouton, à Bourseigne-Neuve. La Société Marchai fut également dissoute par voie de vente et de partage. Ainsi en a-t-il été des Sociétés Baudouin et Pieltain. Deux seules subsistent encore (octobre 1889), sur le territoire de la Grande- Bourseigne : la Société Poncelet et la Société de la Petite- Bourseigne, dont les membres sont tous habitants de Bourseigne-Vieille. Elles disparaîtront un jour ou Tautre. Le cadastre efface les traces de ces institutions, en remplaçant par des noms propres les désignations collectives

(ï) Voir Grandgagnage et Scheller, Dùiiannairâ wa/ion,V> VinAt. L'idée de vicinité Cit rappelée par ce terme, cela est évident v« les mots Nachbarschaft^ voisinage, visneé, cité par Van Maurrn, Dorfgeschichte, § 43, 1. 1. p. 102.

sociétés ('). L'administration accepte les choses telles les sont, d'autant plus que ces irrégularités tendent à ïraître, sans nécessiter ni les rigueurs d'une mesure le, ni les honneurs d'une mesure législative (*}. existe encore des quartiers possédés ainsi par des ités, c'est-à-dire restés indivis quant à la propriété, à 1 et à Daverdisse {'), à Hatrival {% à Grandeux (*), etc.

V Gedione. lei quartiers liguraicDl soiu le nom de fiarli : part des ,elc

l'air, sur des sociétés agraires analr^ei, dius le district de Trcvea ftrsehaflen). De Lavblbye, Dt la proprUU et dt set formel frim'Uiva 1891). chap. VI, p. 108.

'anton de Wellin, arroadissemeot de NcurchâtMa. 'antOQ de Saint -Hubert, arrondissement de Neufchiteau. Canton de Vietsalm, arrondissement de Marche.

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