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Ecrivons, pour avoir l'équation du mouvement du centre de gravité que la force est égale au produit de la masse par l'accélération.
Suivant Ox, l'accélération est . : elle est nulle suivant Oy et suivant Oz.
. On aura donc trois équations pour déterminer les six fonctions N; , T; (5 —:1, 2, 3). Mais on pourra avoir trois autres équations en écrivant les équations relatives à la surface du leucocyte, obtenues en écrivant que les forces élastiques appliquées en chaque point de sa surface font équilibre aux forces extérieures: ces forces extérieures dépendent du milieu où se trouve l’organisme ; dans un liquide, par exemple, ce sera la pression.
Ainsi, les six fonctions N; et T; sont déterminées par six équations.
On n'aura plus qu'à résoudre un problème de mathématiques pures, dont nous ne développerons pas les calculs.”
Remarquons enfin que l'accélération sera connue par l'observation directe du mouvement, en dérivant l’expression de la vitesse par rapport auitemps ; la masse s’obtiendra par une pesée.
Mais si nous connaissons le mouvement du centre de gravité, nous ne connaitrons que l’ensemble des réactions élastiques relatives au leucocyte : pour connaître la force élastique en chaque point, il faudrait étudier le mouvement de chaque région de cet organisme ou alors supposer que le coeflicient d’élasticité est le même dans
tout son corps, ce qui n'est peut-être pas.
L'étude de la déformation des leucocytes permet d’expliquer la phagocytose.
D'après ce que nous venons de dire sur les mouvements
amiboïdes, il semblerait qu’on puisse les produire à vo-
lonté et diriger un rhézopode réticulé, par exemple, dans
telle direction qu’on voudra.
C'est le mouvement qui semble souvent la caractéris-
tique de l’être vivant et la manifestation de sa volonté ; si
nous montrons qu'on peut produire les mouvements des ami-
bes artificiellement, nous aurons donné uné confirmation
de plus aux théories qui ne veulent voir dans les phéno-
mènes physiologiques que des faits mécaniques et phy-
siques. Or on sait qu’il est possible, en versant certaines sub-
stances dans un liquide approprié où on a placé un amibe,
de le faire se diriger vers les points où la concentration
est maxima. En variant la concentration du liquide en différents points on fera décrire à l’amibe tel chemin que l’on voudra. Ÿ
Il semble très probable que les mouvements de l’amibe
ou du leucocyte sont dus à des différences de tension
superficielle et ainsi devient frappante la comparaison de ces organismes avec Les gouttes de mercure dont l’électri-
sation change aussi la tension superficielle en les oxydant et détermine des mouvements.