SA OS ES
Cette dernière formule pourrait non seulement être écrite
immédiatement après la relation S — E(t),
mais aussi être écrite sans savoir de quel phénomène tl s'ague.
Nous dirons — pour résumer — que quand on applique les mathématiques à une question, c’est pour l’éclaircir et
non pour dire des tautologies et qu'une formule mathématique n’a de sens que quand on donne un moyen
de la calculer:.
Est-ce à dire qu'il faille tout de suite renoncer à introduire les mathématiques en physiologie ou en pathologie, sous prétexte qu'il sera impossible de éonnaïître exactement les fonctions qu'on aura à considérer ?
Il est évident que non.
Quand on fait une expérience, on n'obtient jamais, dans les mesures, qu’une précision limitée. Ù
Il n’y a aucune raison pour que les calculs que l’on bâtira sur les résultats d'expérience soient plus précis que les expériences elles-mêmes : cela serait même absurde.
Dès lors, à la fonction inconnue que l’on cherche, on substituera une fonction plus simple qui s’en approchera.
Mais alors, il est clair que les fonctions ainsi introduites
ne seront utiles que si on les connait effectivement, et si elles donnent des résultats numériques.
Ecrire s — F{t) c’est parler pour ne rien dire.
Ecrire s — 0,45 + 576 + 26f, c'est donner une for-
mule capable de rendre service, si ses résultats sont approchés et capables de faire connaître des résultats
nouveaux sans de nouvelles expériences.
NIEWENGLOWSKI
“différence eine au point de vue mécanique et | sique à ?
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difficilement dans un calcul os Ce qui distingue un corps vivant, d’un corps Li
t-on dit souvent — c’est le mouvement. Mais il est cl
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dans la cause a Does ps mouvements des organismes ae …
CAR Li
raison de donner à ces mouvements deux causes différen-
tes ; car c’est à proprement parler le mouvement qui dé-
finit la cause du mouvement ; dans un eas comme dans
l’autre, nous sommes en présence des mêmes faits et, si lon appelle force la eause d’un mouvement, il n’y à pas lieu de distinguer deux choses qui ont le même effet, puisqu'on ne connaît d'elles que leur effet.
On a ajouté que les mouvements des organismes comme les mouvements musculaires, sont produits par des causes internes, tandis que les mouvements de la matière brute sont produits par des causes externes.
On peut remarquer qu'il serait assez malaisé de définir ce qu'on entend par causé interne et par cause externe ; et.il est clair que tant qu’on ne l’aura pas fait, l’objection n'aura pas de portée.
Et, quand on aurait bien établi cette distinction, l’objection n’aura pas plus de portée ; car on peut trouver une ressemblance frappante entre une machine à vapeur et un organisme : l’une et l’autre se nourrissent, brülent du carbone et produisent du mouvement par une cause intérieure.
On cite encore comme distinction essentielle l’érr'ttabilité des corps vivants. Ici encore, il serait bon de définir exactement ce qu'on veut dire par là. Une substance explo-
sive comme la nitroglycérine répond à une excitation
extérieure par une production considérable d'énergie; et
c’est bien là, semble-t-il, ce que l’on entend d'ordinaire
par l'irritahilité.
Il serait facile, par de nombreux exemples, de montrer