SULFATE DE SOUDE
SECTION IL Salfftte de sonde.
Oa a proposé, dans ces derniers temps, d'employer le sulfate de soude de préférence aux autres substances salines, parce que sa valeur commerciale est beaucoup moins élevée.
Lecoq a soutenu qu'appliqué à la dose de 300 kilog. par hectare, il augmente de près de moitié en sus le produit du froment.
M. I. Pierre l'a expérimenté sur un sainfoin; il en a obtenu des résultats assez satisfaisants. Toutefois, l'excédant lo de 250 kilog., 2' de 1376 kilog. de foin, est-il suffisant pour couvrir les dépenses qu'occasionne l'emploi par hectare: r de 133 kil., Sir de 225 kilog. de sulfate de soude? Cela n'est pas encore démontré.
Cet engrais a été recommandé en Angleterre, pour la culture des plantes fourragères.
Toutes choses égales d'ailleurs, ce sel mérite, à raison de son bas prix, d'être expérimenté sérieusement, comparativement avec le nitrate de soude.
Le sulfate de soude se vend de 20 à 25 fr. les 100 kilog.
SECTION iir.
Ghiorare de sodium.
Le chlorure de sodium, qu'on connaît sous le nom de sel marin^ sel de cuisine ou ^e^ gemmer existe dans les eaux de la mer, dans l'intérieur de la terre et dans les eaux des sources salées. Le sel gemme a une origine ignée; le sel marin a une origine aqueuse. L'un et l'autre sont solubles dans l'eau et déliquescents quand on les expose à l'action de l'humidité.
L'emploi du sel à la fertilisation de la terre remonte à une époque fort éloignée. Les livres sacrés font mention de son emploi, et Pline rapporte que les agriculteurs de l'Assyrie en répandaient à quelque distance autour du pied de leurs palmiers.
Dans les derniers siècles, l'application de ce sel a vivement préoccupé l'attention des expérimentateurs et des publicistes anglais; presque tous, depuis Bacon jusqu'à John Sinclair et Humphry Davy, l'ont considéré comme utile à la végétation, et ont engagé les agriculteurs à l'employer. Eu Allemagne, Topinion des écrivains agricoles a été aussi favorable à son emploi; Thaër, Schenk, Schwerz, Liebig, Kaufmann, ont fait connaître qu'il augmente d'une manière sensible les forces productives du sol. En France, l'opinion est tout entière en faveur de son application; Condillac, Mirabeau, Sylvestre, Tessier, Bosc, etc., ont proclamé que cette substance avait une action remarquable sur la végétation, et ils ont insisté vivement pour que son emploi comme engrais se popularise*