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C. Caryophyllées. — Spergvie (Spergula arvensis, L

C'est de Woght qui a préconisé, il y a trente ans environ, l'emploi de la spergule enterrée en vert pour maintenir et augmenter même la fertilité des terres arables. Il avait été conduit à se faire l'apôtre de cet engrais d'après le conseil de Thaër, qui en avait obtenu des résultats assez heureux. De Woght soutient que si l'on sème sur un champ consécutivement de la spergule, de manière à enterrer la production verte à la fin de juin, au commencement d'août et en novembre, on peut, compter que l'effet de trois enfouissements successifs équivaudra à celui que peuvent produire 30 000 kilogrammes de fumier, et qu!une telle fumure enrichit plus le sol qu'une récolte de seigle ne Tépuise. En enfouissant chaque année sur une terre sablonneuse une ou deux récoltes vertes de spergule, de Woght est parvenu à obtenir, dans l'espace de huit années, de belles récoites de seigle, comparativement à celles qu'il obtenait avant l'usage de cet engrais : de 13 hectol. 75, la production s'est élevée à 71 hectol. par hectare.

Les tiges et feuilles vertes de cette plante contiennent 0,66 pour 100 d'eau et 0,39 d'azote.

La spergule ne réussit bien quç dans les contrées humides et dans les terres sablonneuses et fraîches. A Flotbec, le sol recevait une préparation complète, et on répandait 66 kilog. de semence par hectare, que l'on couvrait au moyen d'un roulage. Le produit de la spergule dans les terres sablonneuses fraîches dépasse rarement 3000 kilog. par hectare.

(Voir pour la culture de la spergule ^ t. V, les plantes fourragères.]

PLANTES CULTIVÉXS. S67

D. Crucifèris. — 1*» Navettes (Brassica napus), — La navette d'hiver, ou rabette, est cultivée dans le nord de l'Europe comme engrais vert.

En Alsace, les cultivateurs de Hœrdt l'emploient avec beaucoup de succès sur les terres sablonneuses, qu'ils cultivent avec tant d'intelligence. A peine les pois sont-ils récoltés, qu'ils sèment la navette sur un seul labour; ils enfouissent ses parties vertes avant les gelées, et la font suivre par un froment de mars. Us sèment encore de la navette aussitôt après-la récolte des pommes de terre hâtives, de manière à pouvoir l'enterrer en automne au profit du seigle.

Dans le pays de Gaux, lorsqu'on emploie la navette comme engrais vert, on la sème vers le 15 octobre, et à la fin de mars on fume par-dessus et on l'enterre. Après la récolte des pois qui succède à cette fumure, on fait un second semis de navette avant le 15 août, et on l'enfouit en octobre au moment des semailles de blé qui la suivent.

Quand, dans cette contrée, cette crucifère est cultivée avec de la vesce, on lar sème à la fin de juin sur les trèfles qui ont servi de pâturage aux moutons depuis le 15 mai, et qui ont été rompus par un labour vers la Saint-Jean ; la production verte de ces deux plantes est enterrée en septembre au profit du blé que l'on sème en octobre. Cette pratique constitue ce qu'on appelle dans la culture sans jachère de la plaine de Gaux, semer sur verdage à renfuir»

(Voir pour la culture de la navettôyt VI, les plantes industrielles.)

2*» Navet (Brassica). — Les habitants de Hœrdt emploient aussi avec succès les fanes de raves ou navets comme engrais; les résultats qu'ils en obtiennent sont tels qu'ils les achètent 10 fir. la voiture. La Société d'agriculture de l'Ain a constaté que les effets de ces engrais verts étaient très-puissants, et

S68 ENGRAIS véCÉTAUX.

que chaque voilure de feuilles supplée à peu près une voiture de très-bon fumier. Il faut, ainsi que l'observe Schwerz, que la conviction des cultivateurs alsaciens sur cet engrais soit bien forte, pour qu'ils se déterminent non-seulement à priver leurs animaux d'un bon fourrage, mais à aller encore acheter au loin la matière de cet engrais, dont l'application est toujours suivie d'une récolte de seigle.

Depuis très-longtemps on cultive dans le Milanais le navet pour l'enfouir comme fumure verte. Cette pratique est aussi en usage dans quelques comtés en Angleterre.

(Voir pour la culture des navets, t. V, les plantes fourragères.)

3° Colza d*hiTer (Brassïca campestris, L. ). — Le colza d'hiver peut aussi être enfoui comme engrais vert. M. Trochu l'eniploie avec succès et le regarde comme l'une des plus précieuses sources contre la pénurie des engrais.

On peut le semer àdeux époques : en juin pour l'enfouir en octobre, et en août et septembre pour l'enterrer en mars ou avril. lorsqu'on le sème à la lin du printemps, on peut Kassocier au sarrasin. Ce mélange m'a donné de bons résultats.

Le grand mérite de cette crucifère est de bien réussir sur les terres acides de bruyères ou sur les sols granitiques.

(Voir pour la culture du colza, t. V, les plantes fourragères.)

4« Moutarde biaache (SiNAPis ALBA, L.). — Cette crucifère fournit une abondante fumure verte. Elle réussit très-bien sur les terres argilo-siliceuses et argilo-calcaires.

Elle a sur le colza l'avantage d'être très-peu épuisante, d'occuper le sol moins longtemps et de pouvoir être semée en août et enfouie avant les semailles d'automne. Enfin, sa précocité est telle, qu'on peut l'enterrer deux fois dans une année sur les terres en jachère.

En Angleterre, on considère la moutarde blanche comme l'un des meilleurs effarais verts. On fait suivre le plus ordinairement son enfouissement par un froment.

{Voir pour la culture de la moutarde blanche^ t. V, les

PLANTES FOURRAGERES.)

E. Composées. — - vadia «atiTa. — Cette plante vëgète avec rapidité sur tous les terrains : en deux ou trois mois elle se couvre de fleurs. M. Bazin l'a employée comme engrais avec ' succès. Il pense que la quantité de tiges^ de feuilles et de fleurs qu*on peut obtenir dans les années ordinaires doit s'élever à 12 500 kilog. par hectare sur des tecres de médiocre qualité.

MM. Boussuigault et Payen ont reconnu que le madia en fleurs renferme 70,55 pour 100 d'eau et 0,45 d'azote, ce qui permettrait de dire que l'engrais vert qu'il fournit est égal en valeur fertilisante au fumier de ferme. M. Pellicot a expérimenté cette plante comme engrais vert dans les environs de Toulon; le résultat qu'il en a obtenu a dépassé ses espérances.

(Voir pour la cuUure du madia saliva y t. VI, les plantes industrielles.)

F. Graminées. ~ Seigle (Secale céréale, L.). — L'usage du seigle vert comme engrais n'est pas très-ancien et les opinions sont partagées sur les avantages qu'il présente comme engrais vert.

Giobert, de Turin, a beaucoup vanté ses eflets; il prétend que lorsque cette céréale est enterrée à l'époque de sa floraison, elle produit autant d'eOet que seize voitures et demie de fumier appliqué sur une surface de 57 ares. Burger ne peut croire à de tels résultats, et il a raison : il pense que le seigle, qui, comme toutes les autres céréales, ne possède qu'à un très-faible degré et beaucoup moins que les légumineuses.

la propriété de se nourrir de substances atmosphériques, et ne donne qu'un très-petit produit dansées terres maigres et épuisées, ne peut évidemment pas produire avec avantage plusieurs récoltes en céréales. Le comte Verri a vérifié expérimentalement les arguments avancés par Giobert. Il a reconnu que, dès la seconde année, le produit du champ qui avait reçu du seigle vert comme engrais était égal à celui du champ qui n'avait point été fiimé, et que la légère augmentation de récolte obtenue était insuffisante pour couvrir les dépenses. Toute la masse d*engrais produite par le seigle enfoui avait été consommée par la première récolte.

La Société d'agriculture de l'Ain a conclu des expériences qu'elle a faites sur la ferme expérimentale de Ghalles, que cet engrais vert était très-favorable au maïs, mais qu'il affaiblissait au moins d'une semence le produit du froment qui succédait à cette céréale annuelle, bien que le sol ait été fumé comme à l'ordinaire avec des engrais d'animaux.

Nonobstant, le seigle doit être enfoui lorsque ses fleurs vont s'épanouir, en mars ou avril; à cette époque, ses tiges sont sufGsamment imprégnées d'humidité pour qu'elles se décomposent assez rapidement, et puissent alimenter une culture de chanvre, de maïs, de riz, etc.

{Voir pour la culture du seigle^ t. V, lbs plantes fourragères.)

Conditions auxquelles les plantes doivent satlsfttlre. —

Pour qu'une plante puisse être avantageusement cultivée comme engrais vert, il faut :

1* Qu'elle soit appropriée au climat et à la nature du sol ;

2** Qu'elle végète avec vigueur sans exiger l'emploi de fumier ou d*autres engrais, c'est-à-dire qu elle tire sa nourriture plutôt des éléments de l'air et de l'eau que de l'humus du sol i

3* Que la valeur de sa semence soit peu élevée ;

4« Qu'elle parvienne à son entier développement dans le cours de deux saisons, et même en moins de temps s'il est possible; c'est-à-dire, il faut .qu'elle puisse croître e^ fleurir pendant le temps qui s'écoule entre la récolte de la plante qui la précède et la semaiile de celle qui lui succède ;

5* Qu'elle puisse produire beaucoup de racines, tiges et feuilles;

6o Qu'elle ombrage parfaitement du sol de ses tiges et de ses feuilles, afin que les mauvaises herbes ne puissent y végéter;

7<> Que son enfouissement soit facile à exécuter au moyen des instruments aratoires ;

8<» Que ses tiges et ses feuilles contiennent beaucoup de substances nitrogénées ;

9^ Qu'elle se décompose aisément;

lO"" Que ses tiges et ses feuilles contiennent une grande quantité d'humidité.

Le lupin, les fèves, le colza, la navette sont les plantes qui produisent le plus d'effet utile parce qu'elles puisent dans l'atmosphère la plupart des éléments dont elles ont besoin pour se développer.

Terrains sur lesquels on les empiète. — Les engrais végétaux ont été recommandés pour les terres très-pauvres, les sols épuisés, mais il ne faut pas croire qu'ils profitent beaucoup à de semblables terrains, et cela parce que les plantes destinées à servir d'engrais y végètent trop faiblement. Thaër observe avec justesse que pour produire des engrais végétaux, il faut que le sol en contienne. Cette sorte d'engrais est donc plutôt propre à conserver au sol sa fécondité qu'à servir de base à celle-ci. Pour augmenter par les fumures vertes la fertilité d'une terre peu fertile, d'un sol

appauvri, il faut le concours du temps et répéter les enfouissements.

Les sols calcaires sont ceux sur lesquels les engrais verts produisent le plus d'effets utiles.

Quantité de aenenee. — Toute plante Cultivée sur- place et destinée à être enfouie, doit être semée épais, afin qu'elle donne le plus grand produit herbacé possible. On devra donc augmenter la quantité de graines que j'ai iîidiquée en traitant de la culture des plantes fourragères.

Étal des plantes an moment de lenr enfenissement. —

Le moment le plus favorable pour enfouir les engrais verts est celui de Fépiaison ou de la floraison des plantes. Alors celles-ci ont atteint leur développement sans avoir épuisé la terre des principes nutritifs qu'elle contient et qu'elle abandonne toujours aux végétaux qui forment et mûrissent leurs graines; alors aussi leurs tiges sont gonflées, chargées de sucs alimentaires^ solubles, de sécrétions altérables, de principes mucilagineux, albumineux, etc.

Il faut éviter d'enterrer les plantes lorsque la floraison est complètement terminée, car les tiges, ayant acquis une certaine dureté, une certaine roideur, ne contiennent plus autant de principes alimentaires, se décomposent lentement, et restituent difficilement à la terre une quantité d'éléments nutritifs plus grande que celle qu'elles ont reçue du sol sur lequel elles ont végété.

On ne saurait cependant effectuer l'enfouissement de la production verte avant que les plantes soient en pleine fleur. Lorsqu'on agit ainsi, l'engrais que l'on obtient alors est d'une part moins abondant, de Tautre moins fertilisant, parce qu'il est très-aqueux, et qu'il ne contient pas une quantité aussi considérable de parties saccharines, azotées, etc.

Époque do l'onffoniuement. — L'époque à laquelle l'en-

PLANTES CULTIYÂBS. S73

fouissement des parties herbacées doit avoir lieu varie suivant Tassolement adopté et la plante que Ton cultive comme engrais vert. Ici on Texécute au printemps, ailleurs en été» plus loin en automne.

Ce n'est pas sans raisons plausibles que M. Malingié fait remarquer que les récoltes vertes enfouies comme engrais, doivent être en partie décomposées loi^u'on sème en automne la plante qui leur succède ; autrement elles soulèvent la terre, et mettent la semence dans la position la plus défavorable possible pour prospérer. Cette observation explique pourquoi, dans les contrées du Nord, les enfouissements de sarrasin , qui laissent beaucoup d'interstices dans la couche arable quand les tiges se sont décomposées, n'ont donné que bien rarement des rteultats favorables. D'un autre côté, Arthur Young reconmiande, à bon droit, de pratiquer les en* fouissements de bonne heure, en automne, lorsque le soleil a encore assez de force pour exciter la fermentation. Lorsque le temps devient froid après l'opération^ la récolte verte agit comme engrais avec moins d'efficacité.

Ces remarques pratiques ne sont d'aucune importance pour les cultivateurs du Midi.

Hodto 4*eiiff««iMCMeBt. — Autrefois, on fauchait les plantes destinées à servir d'engrais, on les fanait avec soin sur le sol et on les enterrait ensuite par un labour. Ce procédé n'es plus maintenant en usage. Lorsque les tiges ont été fauchées, elles se réunissent devant la charrue en masse plus ou moins considérable et l'embarrassent, et sont toujours très-mal enterrées. Pour opérer avec succès l'enfouissement des plantes fauchées, il faut faire suivre la charrue par un ou deux enfants armés de fourche. Ces enfants sont chargés de ramener dans la raie les plantes qui existent sur la bande que la charrue renversera à la tournée suivante. Ce mode d'opération a Tau 18

yantage de rendre la fumure plus régulière, mais il augmente le prix de revient de l'engrais ; on ne doit Fadopter que Jorsque les plantes n'offrent pas sur toute la surface du champ la même abondance de tiges et de feuilles. Toutefois, on peut éviter les frais de fauchage et de fanage, et obtenir des résultats semblables, en appliquant, sur les points où la végétation des plantes a été languissante, une quantité de fumier correspondant aux effets que doit produire en général la production verte enfouie comme engrais.

Aujourd'hui, on commence par faire passer un rouleau bien à plat sur la surface du champ qui a produit la plante à enfouir, de telle sorte que les tiges soient parfaitement couchées. Le rouleau qu'il faut employer doit être plus ou moins pesant, selon la rigidité ou la mollesse des plantes. Quand cette opération a été exécutée et que les tiges sont bien couchées, comme celles-ci tiennent au sol par leurs racines, la bande de terre détachée par la charrue, en se renversant, les enterre complètement. Mais, pour que le roulage concoure véritablement à rendre l'enfouissement facile, il faut qu'il ait été pratiqué de manière que les plantes soient toujours couchées dans la direction que la charrue doit suivre, soit qu'elle laboure en adossant, soit qu'elle fonctionne en refendant. Il est donc nécessaire que le rouleau suive exactement les allées et venues de la charrue. Quand on néglige ce point pratique, souvent les plantes sont renversées dans une direction contraire à celle que suivent les attelages, et elles sont toujours moins bien enterrées par la charrue. Mais, dans aucun cas, le rouleau ne doit fonctionner perpendiculairement à la direction des planches ou des billons, car il est très-dif&cile d*enfouir convenablement les productions vertes sur lesquelles il a ainsi fonctionné. Les parties qui ne sont pas enterrées continuent de végéter, ou si elles se

dessèchent, elles ne pourrissent pas et deviennent dès lors inutiles.

On ayait proposé de fixer à la partie antérieure de la charrue une traverse horizontale, soit en fer, soit en bois, destinée à coucher le^ plantes; mais ce moyen n'a pas trèsbien réussi. On a adopté, avec beaucoup plus de succès, un rouleau en fer. Cet instrument est fixé à la partie antérieure de Taxe ; lorsque la charrue fonctionne, il couche les plantes, et le soc et le versoir les enterrent alors complètement.

Quel que soit le moyen mis en pratique, il est utile que les hersages, au moyen desquels on enterre les semences, soient exécutés avec soin ; on doit éviter que les dents de la herse, en pénétrant trop profondément dans le sol, ne ramènent à la surface du champ une portion de Tengrais enterré. Il faut donc attendre, pour effectuer les ensemencements après Tenfouissement d'un engrais vert, que les plantes soient un peu décomposées. Quelquefois, pour éviter les inconvénients que je viens de signaler, on répand la semence sur la production verte après que le rouleau a fonctionné, et on enterre l'une et l'autre par un seul labour.

■ode d*actioii. — Les récoItes enterrées vertes comme engrais sont riches en carbone et en pai^tiesnitrogénées; mais ces substances ne sont pas les seules que ces engrais fournissent au sol et aux plantes ; elles présentent encore aux végétaux pour lesquels elles sont appliquées, des matières salines et terreuses et une quantité plus ou moins grande d'humidité. On doit donc regarder leur emploi comme favorable, puisqu'elles fournissent au sol non-feulement les éléments qu'elles lui ont empruntés pour croître, se développer, mais ceux qu'elles ont puisés dans l'atmosphère, et qu'elles ont fixés. On comprend dès lors que les engrais verts doivent être d'autant plus lavovables à la vie des plantes qui

276 ENGRAIS yéGETAUX.

leur succèdent, que les parties qui les constituent sont abondantes et riches en substances azotées. Aussi a-t-on eu raison de dire que les récoltes vertes ne sont améliorantes et fertilisantes qu'autant qu'elles sont belles, épaisses, et ombragent parfaitement la terre. Mais toutes les plantes, par leur décomposition, ne produisent pas de principes immédiatement solubles, immédiatement assimilables. C'est dans le but de rendre les substances qu'elles renferment plus solublesy plus aptes à la nutrition, que, dans les sols non calcaires, on répand avant l'enfouissement, et après avoir roulé les plantes , de la chava éteirUe et en poudre^ des composts de chaux bien préparés ou des marnes calcaires pulvérulentes. Sous l'action de cet alcali, les parties organiques végétales peu solubles se décomposent promptement, et l'action de Fengrais devient plus rapide, plus énergique. Il est donc vrai de dire que, généralement, les effets des engrais verts sont d'autant plus remarquables que le sol est riche en parties alcalines. G*est pourquoi ces engrais ont toujours des effets plus rapides , plus puissants , sur les terrains calcaires que sur les sols siliceux et argileux , terres qui ne sont pas ordinairement riches en parties basiques.

Dwrée de ievr aetua. — Les. effets que manifestent les engrais verts, ne se font sentir que pendant une année. Aussi est-ce avec raison qu'on leur a donné le nom de fumures annv>elles.

C'est à tort qu'on les a considérés quelquefois comme des engrais bisannuels et même trisannuels, et qu'on a demandé aux terres sur lesquelles on les avait appliqués, deux récoltes consécutives de céréales.

On ne peut se dispenser des fumiers quand on fait usage d'engrais verts, que si on répète leur emploi tous les ans sur les mêmes champs.

J'ai vu près de Verceil (Italie), chez M. le chevalier de Malicorne» des rizières permanentes sur lesquelles on enterre chaque année, au mois d*avril^ depuis vingt années, du seigle en vert. Ces rizières offraient cette année (1861) des riz qui avaient plus de 1 mètre de hauteur et qui portaient des panicules ayant O^^dO à 0">y50 de longueur.

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