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PLANTES AQUATIQUES

Le roseau coupé au moment de la floraison contient 60 pour 10 d'eau et 0,43 d'azote.

En Provence, dans le Languedoc, sur la rive droite du Rhône, on emploie les roseaux pour fumer les oliviers et les vignobles.

Chaque pied d'olivier reçoit deux gerbes de roseaux du poids de 2 kilog. chacune. Ainsi employé, cet engrais végétal n'est complètement consommé que dans le courant de la troisième année.

Les roseaux se vendent à Arles» 2 fr. les 100 kilog.

Schwerz observe que c'est une bonne méthode pour les roseaux, comme pour les plantes aquatiques vertes, de les laisser un ou plusieurs jours en petits tas pour qu'ils se fanent, et pour qu'ils perdent quelque chose de leur excès d'humidité ; enterrés dans cet état, ils ont plus de disposition à se décomposer. Le plus ordinairement, les rouches ou les plantes des étangs et des marais ont un tissu assez fibreux qui se désagrège avec difficulté. Ceci explique pourquoi il est utile, lorsqu'ils sont déjà scqs, de ramollir leur tissu avant de les enterrer ou de les enfouir quand ils sont, verts et humides.

Les joncs que l'on récolte dans les marais qui s'étendent depuis Beaucaire jusqu'à Aigues-Mortes, sont employés dans la culture de la vigne, des oliviers et du mûrier ; on les regarde comme un des principaux agents de la fertilisation des terres de cette localité.

On les coupe au milieu. du mois de juillet, et on les met en bottes ; achetés en cet état, ils sont transportés, étendus sur la terre et ensuite enterrés.

Quelquefois on les fait préalablement tremper dans de l'eau douce, afin qu'ils rendent la végétation des plantes plus active en fixant dans le sol une grande fraîcheur, ou on les

divise pour les étendre ensuite sur les cours ou sur les chemins dans le but de les faire briser par les voitures ou les animaux. Dans ce dernier cas, on les mêle plus tard aux fumiers d'écurie et de bergerie et on les applique sur les terres argileuses, fortes, où ils agissent avec succès chimiquement et mécaniquement.

Lorsque la saison est favorable, la coupe d'un hectare de joncs suffit à la fumure de trois hectares de vignes.

Suivant M. Payen, cet engrais agit utilement, en s'opposant à la dessiccation des terres et en fournissant peu à peu son humidité au sol, ce qui fait comprendre l'avantage de son immersion préalable dans Teau lorsqu'il a perdu, avant d'être employé, une partie de son humidité.

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