Bé. — Essai sur les engrais, 1813, in-8, p
MtIs. — Essai sur la marne, 1826, in-8.
TiMiISr. — Principes raisonnes d'agriculture, 1831, in-8, t. II, p. 401.
pv¥ls. — Agriculture du Gâtinais, etc., 1833, in-8, p. 110.
MarilB. — Traité des amendements, in-8, p. 152.
Moll. — Journal d'agriculture pratique, 1838, gr. in-8, t. Il, p. 15.
•ehwers. — Préceptes d'agriculture pratique, 1839, in-8, p. 293.
Renda. —Agriculture du Nord, 1843, în-8, p. 120.
— Agriculture de risère, 1843, in-8, p. 118.
— Agriculture du Tarn, 1845, in-8, p. 129.
Be «asparln. — Cours d'agriculture, 1846, in-8, 1. 1, p. 638. Be BOMiNuile. — Calendrier du bon Cultiyateur, 1846, in-12, p. 469. BeaMl«savU. — Economie rurale , 1851, in-8, t. Il, p. 16. MadavU de BafTon. — Cours d'agriculture, 1853, in-8, t. I, p. 828. Toa^vei. — Engrais et amendements, 1855, in<12 , p. 117.
MAANE. 85
SECTION III
Craie*
Anglais.^ ChM. Italien, ^ CrtU,
Allemand. — Kreide. Espagnol, — Creta.
Nature et compositioD. — Poids du mètre cube. — Terrains sur lesquels OD l'applique. — Mode d'emploi. —Quantité qu'il faut répandre. — Mode d'action. — Épuisement du sol par la craie. — Bibliographie.
Cette terre calcaire» que Ton rencontre abondamment dans les terrains supracrétacés, est employée à la fertilisa* tion des terrains agricoles. En Angleterre et en Allemagne, on l'utilise sur plusieurs points avec beaucoup de succès. En France, son application est assez limitée, quoiqu'elle soit regardée dans quelques cantons comme supérieure à la marne. C'est à tort : elle doit être utilisée partout où la nature la fait nattre, si la composition de la couche arable le permet.
Nsitnre et eompoAitioB. — La craie est un carbonate de chaux un peu consistant, homogène; sa couleur est blanche, parfois jaunâtre» quelquefois grise. Exposée à l'air, cette terre se délite à peu près comme les marnes. En général, les craies contiennent 80 à 95 pour 100 de carbonate de chaux.
Poids do mètre esbe. — Un mètre cube de craie pèse dé 1200 à 1300kilog.
Terrains sur lesqsels ob l'sppltqve. —r Cet engrais ne
peut être employé que sur les sols qui manquent de calcaire, et principalement sur les terres argileuses, les sols compactes. On le répand très-rarement sur les terres légères, à moins qu'il ne soit mêlé avec de la terre ou du fumier. Ap-
pliqué sur des terres siliceuses, il a rinconvénient d'augmenter leurs défauts et leur perméabilité. On ne l'emploie pas non plus sur les sols calcaires ; l'expérience a démontré qu'il y produisait de mauvais effets.
Mode d*appiicacioB. — Pour appliquer la craie avec succès, il faut la diviser autant que possible avant de la répandre sur le champ où elle doit agir.
L'été n'est pas une bonne époque pour son extraction ni son application; quand on l'extrait dans cette saison, et qu'elle reste exposée à un air sec et chaud, elle se durcit, ne peut plus être réduite en poudre qu'avec effort, et devient en grande partie inutile. Lorsque, au contraire, on la répand en automne, l'humidité dont l'atmosphère est ordinairement chargée à ce moment est absorbée par la craie : alors eelle-ci se gonfle et se délite aisément.
Quelquefois on la laisse passer l'hiver sur le sol; l'observation a constaté qu'elle se pulvérise toujours très-bien par l'effet des gels et des dégels.
Une fois réduite en poudre ou délitée, on l'incorpore à la couche arable avec les mêmes soins, les mêmes précautions que ceux que l'on accorde à la chaux et à la marne.
Haamlité qa*il faut répandre par heetare. — Le nombre
de mètres cubes qu'il faut appliquer varie selon la nature môme de la craie et celle de la couche arable. On détermine le quantum qu'il convient de conduire par hectare en agissant comme s'il était question d'appliquer une marne trèscalcaire. {Voir Marne, p. 46.)
M«de d*aeiioii. — La craie produit des effets favorables quand elle est bien employée, et il est certain qu'elle favorise, comme la marne, sur les terres fortes ou argileuses, la croissance des céréales et des légumineuses. Collet fait remarquer qu'il est certain que depuis l'usage de la craie dans le