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BOUES DE VILLE

Midi, où les légumes, d'après M. Maffire» sont plus beaux, plus tendres, plus succulents, que ceux qui proviennent des jardins 011 l'on emploie des fumiers.

Séc«ue. -r Ces immondices sont enlevées chaque jour par des hommes appelés boueurs. Leur transport, à âooé mètres au moins des barrières des villes, a lieu au moyen de tombereaux ou de charrettes. A Paris, Tadjudicataire de ces engrais doit avoir 100 voitures à 1 cheval et 200 voitures à 2 chevaux. Il est obligé de déposer un cautionnement de 200 000 francs.

Les boues sont déposées dans des endroits spéciaux et amoncelées en tas plus ou moins volumineux.

Les gadoues les plus riches en principes fertilisants sont recueillies dans les quartiers les plus populeux et dans ceux où sont situés les marchés.

ProdaettoM. — Les ordures des maisons et les boues provenant du balayage s*élèvent chaque jour à Paris à près de 700 mètres cubes, soit par an 225 500 mètres cubes ou 306 millions de kilog., soit 300 kilog. par habitant.

A Anvers, on ramasse chaque année 25 000 mètres cubes de boues ou 30 millions de kilog., soit 375 kilog. par habitant.

Il y a quinze ans, on recueillait chaque année à Versailles environ 6400 mètres cubes ou 7 700000 kilog., soit 250 kilog. par habitant.

M. Giot, Vadjudicatahre des boues de Brie-Comte-Robert, recueille annuellement dans celte ville 300 mètres cubes ou 360 000 kilog., soit 120 kilog. par habitant. Cette faible pro^ duclion n'est point anomale. M. Giot n'enlève les immondices de cette petite bourgade que deux fois pas semaine, le mardi et le samedi.

Préi^aratioa. — On laisse ordinairement les boues de ville

en tas volumineux pendant plusieurs mois, quelquefois une année, avant d'être vendues, afin qu'elles fermentent. Pendant cette fermentation, elles dégagent de l'hydrogène sulfuré, gaz dont l'odeur très-infecte, nauséabonde, se fait sentir à une assez grande distance.

On les remue tous les mois ou tous les deux mois; à l'aide de fourches et de pelles, et on enlève à la main les verres, les pierres, les briques, les tessons, etc., qui s'y trouvent mélangés. Plus tard, on les tamise à la claie, et c*est sous forme de terreau, de substance pulvérulente, noir&tre, spongieuse et assez légère qu'on les livre à la grande ou à la petite culture.

Les boues de ville qui ont été ainsi préparées, sont désignées quand on les vend sous le nom de gadoues faites.

Celles qu'on livre aussitôt après avoir été ramassées et avant d'avoir fermenté se nomment gadoues vertes. .

M. Mazure, à Cernay-la-ville (Seine-et-Oise), arrose les boues qu'il emploie avec de l'urine, à raison de 6 à 7 hectolitres par mètre cube. Ces arrosages augmentent de beaucoup leurs propriétés fertilisantes.

Dans quelques contrées, on mélange aux boues de ville de la chaux, de la marne, des cendres pyritentes, etc. La chaux sature les acides et permet de les utiliser beaucoup plus tôt.

En général, les boues de ville contiennent 50 pour 100 de matières inertes et 100 mètres cubes se réduisent à 50 par la fermentation et la dessiccation naturelle.

Qnaatué qii*ii faut appliquer. — La gadoue s'emploie à des choses variables suivant son état. Lorsqu'elle est verte^ on en applique |)ar hectare de 60 à 90 mètres cubes. Quand el!e a fermenté ou qu'elle est /aile, la quantité varie entre 25 et 35 mètres cubes.

Poi4s d« Mètre cake. — Un n)ètre cube de boues de ville

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