‹ Les matières fertilisantesChapitre 83 sur 116 · VASE D£ MER · texte numérisé non relu

VASE D£ MER

Vëb« Vase

de I anderneau du Faou.

Matières organiques 6 ,89 5 ,20

Sable et alumine 77 ,39 91 ,08

Carboaate de chaux .; 14,40 2,40

Sels solubles 1 ,32 1 ,32

M. Hervé-Mangon a trouvé sur 100 parties 13,72 de matières orgauiques dans la vase du port de la Rochelle et 4,56 de sels solubles dans la vase du port de Lorient. D'après les analyses qu'il a faites de quatre vases diverses, ces engrais contiennent en moyenne 0,38 pour 100 d'azote. La plus riche, la Vase du port de Vannes, en contenait 0,67, c'est-à-dire autant que le fumier mixte le plus fertilisant.

Mode d'enpui. — Avant d'utiliser la vase marine, on la dépose en tas que l'on abandonne à eux-mêmes pendant plusieurs mois, et quelquefois pendant une année. On recherche généralement celle qui a été nouvellement déposée par la mer. M. Querret a observé que les vases du fond sont souvent imprégnées d'oxyde de fer, et dépourvues de détritus de varechs et d'animaux, de sorte qu'on ne peut les employer bien souvent qu'après les avoir laissées longtemps exposées à l'influence de l'atmosphère et les avoir remuées plusieurs fois. Cette mise en tas est beaucoup plus nécessaire pour les vases qui sont appliquées sur les bords du rivage que pour celles qu'on emploie loin de la côte. Ainsi, on a constaté que les effets qu'elles produisaient étaient beaucoup plus sensibles dans l'intérieur que sur le littoral, parce que le sol des côtes est déjà imprégné d'une forte proportion de parties salines. Il est donc indispensable, lorsqu'on les applique sur les bords de la mer, de les exposer à l'action des pluies, pour qu'elles perdent une partie notable du sel qu'elles contienneîit.

TerraiBS umw lesquels oa les Applli|«e. — On emploie les

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vases de mer, surtout celles argileuses, sur les sols légers et les terres siliceuses.

On doit éviter d'appliquer les vases très-argileuses, presque plastiques , sur des terres fortes ou tenaces, dans la crainte qu'elles n'augmentent leur consistance.

9«aatUé pav iie«c«re. — Dans le département des Cdtesdu-Nord on les emploie à la dose de 30 à 40 mètres cubes par hectare, quand elles sont appliquées à l'intérieur des terres ; sur le littoral , où les frais de transport sont moins coûteux, on en met quelquefois jusqu'à 100 mètres cubes, que l'on renouvelle tous les trois ans. Alors on a soin de les appliquer pendant l'été sur les jachères, pour qu'elles ne Ifi'ûlent pas les plantes.

£n Vendée, on n'en répand seulement que SO à S5 mètres cubes.

PlaBtes i|«i svlTcat le«r application. — Leur emploi est ordinairement suivi d'une récolte céréale et d'une culture de trèfle ou de luzerne.

Mode d*action. — Les vases de mer, à cause des détritus de végétaux marins, des menus débris de coquillages, des parties animales qu'elles renferment et des sels déliquescents dont elles sont imprégnées, constituent d'excellentes matières fertilisantes dignes, sous tous les rapports, de fixer l'attention des cultivateurs des cdtes ou des plages où elles sont abondantes.

En Bretagne, ces engrais ont produit des effets remarquables dans les contrées où ils ont été employés. Le comice agricole de Dinan rapporte que les landes sur lesquelles on l'emploie , et qui n'avaient qu'une faible valeur il y a vingt années, aujourd'hui valent de 4000 à 6000 fr. l'hectare.

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