‹ Les matières fertilisantesChapitre 86 sur 116 · ENGRAIS JAUFFRET · texte numérisé non relu

ENGRAIS JAUFFRET

en était très-bien imprégnée. Au bout de quelques jours, le thermomètre, placé à 0™,33 de profondeur, s'élevait à 60 et 80 degrés. Le fumier ainsi obtenu était excellent et beaucoup mieux fait que lorsqu'on se contentait d'ajouter aux fumiers des tiges de bruyères et d'ajoncs.

CondidonB de réosBice. — Toutes choses égales d'ailleurs, le procédé Jauffrel, ouïes méthodes analogues proposées, nécessitent une très-grande quantité d'eau. Il faut donc que le lieu où doivent être faites les manipulations soit peu éloigné d'un puits, d'une mare ou d'un ruisseau. C'est en choisissant des endroits où l'eau est abondante et à proximité des travailleurs qu'on arrive à diminuer sensiblement les ■dépenses. En outre, il ne faut pas oublier de faire tasser la meule tous les deux ou trois jours.

Le procédé Jauffret n'est guère pratiqqé que depuis le printemps jusqu'en automne. Durant l'hiver, la température n'est pas assez élevée pour qu'on puisse espérer voir naître da: s la meule une fermentation prompte et régulière. î/yrsquon opère pendant les grandes thaieurs, il faut avoir le soin (le ri'péter lès arrosements aussi souvent que cela est nècessriire. Si la masse se sèche, si l'humidité n'est pas suffisamment abondante, la fermentation s'établit irrégulièrement, et les matières ligneuses se décomposent avec beaucoup de lenteur. C'est en suivant ces principes que Jauffret et autres sont arrivés à obtenir, au moyen de sa méthode, de véritables succès, d'excellents engrais.

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