GUANO DE LA MOTT
au four, et ]a viande est mise dans des tonneaux, où sa fermentation est achevée par un mélange d'acide sulfurique, afin qu'elle puisse être facilement écrasée et ajoutée avec le sang et le bouillon à la poudre d*os.
Les os sortant du four sont donnés à des broyeurs^de trois forces différentes, mus par une machine à vapeur. C'est lorsqu'ils sont réduits h leur dernier état de pulvérisation qu'on les mélange avec la viande et le sang, etc.
Le guano de la Motte contient pour 100 parties 48 à 50 de matières organiques, 25 à 27 de phosphate de chaux.
L'azole y varie de 8 i 10 pour 100.
Il esî livré par sac en toile de 100 kilog. Chaque sac est plombé et porte avec lui sa composition.
On l'applique comme tous les autres engrais pulvérulents à la dose de 300 à 450 kilog., selon la faculté épuisante des plantes pour lesquelles on l'emploie. Il faut autant que possible le répandre avant la cessation des pluies.
On l'emploie dans la culture des céréales et des plantes fourragères. II a produit de bonnes récoites quand il a été appliqué sur des terres de bruyères nouvellement défrichées.
11 est vendu 24 fr. les 100 kilog. pris à l'usine.
Cet engrais perd en vieillissant une partie de ses propriétés fertilisantes. On* doit donc éviter de le garder pendant longtemps en magasin.
SECTION VUI
Engrais Tarrel.
M. Turrel fabrique à Marseille divers engrais. VengraUsd ou engrais Turrel est préparé avec du fumier pulvérisé, des sels ammoniacaux et du sel marin. Ce mélange est-il rationnel? Je ne le crois pas. C'est pourquoi je disais à l'inventeur, il y a cinq ans : on se plaint avec raison de l'action trop énergique, trop épuisante de votre engrais, parce qu'il contient une trop forte proportion de substances salines. Pourquoi ne cbangez-vous pas votre mode de fabrication? A quoi bon pulvériser du fumier et répéter ce que Lecarlier, à TroUy (Oise), avait imaginé à la fin du siècle dernier? Si vous remplaciez cette matière par des parties animales, votre engrais aurait plus de valeur, et les plaintes que j'ai entendues à Aix et à Arles se changeraient en félicitations. Ces conseils ont été entendus par M. Turrel. En 1861, il a ajouté à cet engrais des matières fécales, des chififons, du tourteau et du guano.
M. Turrel recommande d'employer cet engrais de préférence au mois d'avril, avant les pluies, à la dose de 500 à 600 kilog. à l'hectare. Il agit faiblement si on l'applique dans une proportion plus faible ; il nuit à la germination des graines ou détruit les plantes si on l'emploie à une dose*plus forte.
Pris à Marseille, cet engrais se vend 5 fr. les 100 kilog.
M. Turrel a offert cette année aux agriculteurs du Midi un engrais qu'il a appelé guano superphosphaté. Il le vend 27 fr. les 100 kilog. Il contient sur 100 parties 40 de superphosphate