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1. S'il est un dissolvant ou simplement un gélatinisant de l’éther cellulosique ;
2. s’il est peu volatil, afin qu’il ne s’évapore pas dans la matière plastique formée ;
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3. s’ii est insoluble dans l'eau, car il permettra la conservation de la masse plastique en milieu aqueux. :
En général, dans cette fabrication, la gélatinisation est facilitée par l'emploi d’un véhicule du corps plastifiant ; ce peut être l'alcool pour le camphre dans la nitrocellulose, le mélange d'alcool et de benzine pour la triacétine dans l’acétocellulose. IL semble utile d'insister spécialement sur cette manière de procéder pour les éthers cellulosiques, car les deux substances à différencier : le celluloïd et le dentolith, appartiennent à cette classe ; le premier est une nitrocellulose, le second une acétocellulose.
Il y a. à côté de ces données schématiques, toute la question purement technique, qui est du ressort de l’industrie, Il n’y a pas lieu d’en tenir compte dans notre exposé théorique.
a) Nitrocelluloses plastifiées — Celluloid.
Le ce‘luloïd est une nitrocellulose plastifiée au moyen du camphre. Introduit en art dentaire au milieu du siècle dernier (PRETERRE, 1868). il eut une ère de succès, bientôt suivie d’abandon. Il s’imposait par son aspect transparent, sa facilité de coloration, le rendant propice à la confection des dentiers et de la gencive artificielle. Mais ses inconvénients furent reconnus plus importants encore : la décoloration était relativement rapide ; il en était de même de la désagrégation, qui se produisait surtout dans les bouches à réaction acide. D’autre part, sa forte odeur de camphre de rendait quelquefois intolérable. On lui à fait également le reproche de ne pas s'adapter exactement aux surfaces avec lesquelles il venait en contact. Or, ces insuccès viennent em grande partie du fait qu’il n’est pas rigoureusement imperméable à l’eau. Plongé dans celle-ci un certain temps, il augmente de poids : de ce fait, sa résistance mécanique diminue ; il n’y a dome rien d'étonnant qu’un séjour prolongé dans Île milieu buccal lui fasse subir des aïtérations. Au point de vue chimique, il faut noter que la température du milieu buccal favorise la dissolution du camphre dans la salive, dissolution qui est suivie de la désagrégation du celluloïd. L'action des acides organiques est celle
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d’une dissolution colloïdale dont le résultat correspond, semble-t-il, au ramollissement constaté par les expérimentateurs.
b) Acétocelluloses et Matières plastiques qui en dérivent.
Ces substances ont apparu lorsque les chimistes ont tenté [la fabrication de produits non inflammables pour remplacer Île celluloïd dans l’industrie du film. Elles font aujourd’hui l’objet d’une industrie considérable.
L'acétylation, comme da nitration pour les substances précédentes, peut se faire à des taux différents. De plus, elle se fait en présence de catalyseurs variés. Si l’on tient compte encore du degré de pureté de la cellulose dont on part, et des nombreux plastifiants à disposition, on voit qu’il peut en résulter toute une série de matières plastiques d’acétocelluloses à propriétés particulières à chacune d’elles. Parmi ces nombreux plastifiants, beaucoup sont inutilisables à cause de leur odeur, de leur solubilité dans l’eau, défauts qu’ils communiquent à la matière ‘plastique qui en dérive. Il en est qui ont donné de bons résultats : la triacétine (éther triacétique de la glycérine) n’a pas les inconvénients du camphre pour le celluloïd. C’est un corps inodore et très peu soluble dans l’eau ; comme adjuvant de cette gélatinisation, on emploie le mélange alcool-benzine,
Propriétés : Les acétates de cellulose offrent à l’eau une imperméabilité dont le degré varie avec le taux d’acétylation. Dans les cas où celle-ci est très poussée, les résultats paraissent inférieurs à ceux des mitrocelluloses. Les propriétés de résistance mécanique et chimique sont du même ordre.
c) Autres matières plastiques à base d'éthers-sels de la cellulose.
Un grand nombre d'acides organiques ont été utilisés pour obtenir l’éthérification de la cellulose. Très peu nombreux sont ceux qui ont donné des résultats en ce qui concerne l’utilisation des corps obtenus pour la fabrication de masses plastiques.
Formiates de cellulose : Le degré d’éthérification est faible. Les substances, difficilement obtenues, sont peu perméables à l’eau.
Acétonitrates : Ces produits se rapprochent beaucoup plus des nitrocelluloses que des acétocelluloses ; par conséquent, leurs matières plastiques seront en quelque sorte voisines du celluloïd. Elles sont plus souples et plus plastiques que celles d'acétocellulose et certainement trop élastiques pour ‘un emploi en prothèse dentaire.
d) Matières plastiques à base d’éthers-oxydes mixtes alcooliques el cellulosiques.
Au lieu de faire agir des acides sur les groupements OH de la cellulose en produisant des éthers-sels, on peut obtenir, par action d’alcools, des éthers-oxydes. On obtient ainsi une variété de corps appelés méthyl-, éthyl-, benzvl-celluloses, etc. Ces derniers sont alors soumis à l’action des plastifiants. Les matières plastiques ainsi obtenues sont très cassantes ; on les emploie en général aux mêmes usages que les précédentes, mais mélangées à elles pour leur donner de nouvelles qualités.