‹ Les matinées littérairesChapitre 40 sur 56 · PAR M. S. DE SAC Y · texte numérisé non relu

PAR M. S. DE SAC Y

journaliste est parfait. Conseryateurs et opposants « de nobles exemples de désintéressement ont été donnés. S'il est honorable , après avoir servi un goavemement pendant vingt ans d'une plume infatigable et influente de s'être trouvé , comme M. de Sacy^ simple bibliothécaire à sa chute, il est beau, après être monté de l'opposition au pouvoir, comme Ar^mand Marrast, d'en descendre et de mourir sans laisser de quoi se faire enterrer.

Les hommes de gouvernement et les hommes d'op* position d'autrefois ne se sont pas toujours suffisamment rendu justice. C'est un tort qu'une commune défaite leur a appris à comprendre et à réparer. Nous sommes loin de ce temps où le Journal des Débats ^ oubliant ses vieilles traditions de dignité personnelle et de respect pour ses ennemis , donnait à des bro^ chures ignobles et menteuses les honneurs de sou premier-Paris, M. de Sacy, dans sa préface, rend no* blement justice aux hommes qu'on attaquait alors avec si peu de mesure, et qui ne répondaient pas ^ux attaques par respect pour la liberté de la presse, quoiqu'ils eussent aussi leurs parquets. Mais ne nous appesantissons point sur ce sujet et ne rallumons point le feu des anciennes discordes. « Dieu ma garde, écrit M. de Sacy en parlant de la révolution de Février, d'insulter les hommes qui tenaient alors entré leurs mains un pouvoir si frêle I Us en ont fait généralement un usage honnête et courageux. » Ce peu de mots nous suffit pour le moment, l'histoire impartiale fera le reste.

On nous permettra pourtant de le dire : s'il e^^'

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