‹ Les mauvais garçonsChapitre 22 sur 47 · IJ-S MAUVAIS · texte numérisé non relu

IJ-S MAUVAIS

— A nous les lioinmcs (rarmcs.

— Tue ! tue !

— La mêlée fut horrible, resserrée qu'elle était dans un espace aussi étroit. Le capitaine rallia tout son monde autour de sa mère, et fit si bien qu'il la préserva de l'atteinte des brigands. Azan, la hache en main, dirigeait avec adresse et agilité l'attaque de ses compagnons, et ils seraient parvenus, peut-être, jusqu'à la comtesse si la voix de messire Ludder n'eût retenti au milieu du combat. C'était le signal de la retraite, donné par le chef des Mauvais Garçons.

La tremblante Jacqueline, retirée dans le coin de l'alcôve, poussa un cri de douleur en reconnaissant cette voix. Le désespoir lui donnant des forces, elle courut jusqu'à Ludder, et, tombant à ses pieds, les mains jointes :

— Tuez-moi, tuez-moi, messire, vous avez brisé mon cœur aujourd'hui. Vous! avec ces hommes 1

— Jacqueline! es-tu pas à moi^ maintenant, à moi pour toujours.

— A vous, murmura la jeune fille, jamais, non, jamais! Et, comme une morte, elle roula toute pâle sur le carreau.

GAnçoNs. 255

Par Tordre de leur chef, quatre bandits enlevèrent la jeune lille sur leurs épaules, et les Mauvais Garçons sortirent du château de la comtesse de Laborne, lui laissant pour adieux la mort et l'incendie.

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