‹ Les mauvais garçonsChapitre 30 sur 47 · FAUCONS. 5 2 I · texte numérisé non relu

FAUCONS. 5 2 I

Et, de ses deux mains, elle cherchait vainement à arracher de sa poitrine le feu qui la dévorait.

— Elëonore, s'écria le prieur en la pressant sur son cœur, tu es dans mes bras!

— Oh! laissez-moi, Enguerrand! je vous déteste.

— Il ne m'affiert, comtesse, puisque je t'aime. Entends-tu mugir l'orage dans le ciel? Eh bien! ces éclats ne sont rien auprès du désordre de mon âme. Cette nuit, cette nuit même, ici, entre la foudre et les éclairs, tu seras encore mienne. Malgré toi, tu me presseras d'amour dans tes bras, car en ton sein combat pour moi un philtre plus puissant que ton vouloir.

— Malheur! malheur! s'écria la comtesse, qui cherchait en vain à se débattre, enlacée dans les bras de don Enguerrand, le cœur me défaut par l'effet satanique de ce poison ! Ah ! par toute mes veines court une flamme qui va me consumant jusqu'aux os. Je me meurs ! déloyal!

infâme 1 tu as mandé l'enfer à ton aide, que puisse-t-il t'enserrer en ses gouffres pour prix des lâches plaisirs qu'il te procure!

Les forces de madame de Laborne l'abandonnèrent bientôt, et elle tomba sur le carreau,

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