IV PREFACE
Le plus grand nombre protestent sourdement, hypocritement contre la loi qu'ils ont acceptée, pèchent incognito^ et portent en cachette au contrat ces fameux coups de canif dont la malice humaine s' égayé tout bas.
D'autres enfin, moins prudents ou moins heureux, crient leur protestation à pleins poumons, jettent leur bonnet par-dessus les moulins et produisent ainsi ces scandales qui désolent et brisent tant de familles.
Je me demande s'il ne serait pas possible de faire la part du feu, de couper court à la plupart des désordres qui compromettent le repos et l'honneur de tant de personnes, qui troublent l'avenir de tant de pauvres enfants, en laissant une porte honorable ouverte aux unions mal assorties, en permettant, aux ' époux que séparent des incompatibilités profondes, de quitter l'enfer conjugal pour entrer dans un purgatoire quelconque.
S'il ne s'agissait que de l'homme et de la femme, on pourrait, à la rigueur, leur dire : Vous vous êtes librement choisis, vous vous repentez aujourd'hui de votre choix, tant pis pour vous! Vous vous êtes trompés, subissez les conséquences de votre erreur ! Mais il s'agit de bien autre chose, ma foi! 11 s'agit des enfants qui naissent et grandissent au miheu de