BOURSE-A PASTEUR
BOURS=..-PASTEUR (Capsella Bursa-pastoris Moench).
Nom anglais: Shepherd's-purse.
Autres noms latins: Bursa pastoris Weber, Thlaspi Bursa-pastoris L. \Nuisible: N.-0.)
Plante introduite. Arnnuelle et annuelle hivernante. La Bourse-ùpasteur est bien connue de tous les jardiniers idant tout le courant de l'année, lorsqu ‘il ne gèle pas, cette plante pousse et mürit ses graines.
Il y a peu de plantes de taille et d'aspect aussi variables. Elle peut avoir à sa base une vigoureuse rosette de feuilles, ou n'en point avoir du tout. Les feuilles peuvent être fortement découpées, pennifides ou entières, nullement dentées. La plante peut être soit d'un vert clair et presque lisse soit d'un gris blanchâtre dû à la présence de poils courts et d'un duvet étoilé. Une plante portant graines peut être naine, d'un pouce où deux de hauteur, ou bien une vigoureuse plante branchue de trois pieds de hauteur chargée de siliques. Les feuilles de la tige sont pour la plupart en forme de fer de lance, avec deux orcillettes pointues, une de chaque côté de la tige. Les fleurs sont petites et blanches. La seule partie de la plante qui paraisse ne pas varier est la silique qui est aplatie triangulaire, de } de pouce de longueur, en forme de coin à la base, échanerée au sommet, avec les angles supérieurs arrondis. (‘haque silique contient environ 90 graines. Cellesci [pl. 53, fig. 5- un peu au dessus de grosseur naturelle et x 4] sont petites, de 7, de pouce, oblongues, brun rougeûtre, à surface terne et pointillée, Mises dans l'eau, elles produisent une grande quantité de mucilage et se revêtent de longs poils transparents et très fins.
Fleurit: Toute la saison.
Se multiplie: Var graines seulement.
Se trouve: Dans tout le Canada, dans tous les sols.
Dommage: Je ne crois pas que les cultivateurs se rendent bien compte du tort que leur cause cette prolifique mauvaise herbe. Elle a une capacité de multiplication extraordinaire: une seule plante peut mürir 50,000 graines. Elle se répand rapidement et quelquefois prend entière possession d’un terrain. Elle prospère dans toute espèce de sol: étant de nature sueculente, elle absorbe une forte quantité de l'humidité du sol. Dans les prairies qui ont été éclaircies par l'hiver, les vigoureuses rosettes des plantes levées pendant l'automne, étouffent les graminées et le trèfle. On trouve la graine dans toutes les petites graines du commerce. M. Willing fait rapport qu'elle cause un tort sérieux dans les champs de blé du Nord-Ouest,
Remède: Bien que cette mauvaise herbe soit agressive et persistante, les eultivateurs peuvent facilement la détruire S'ils comprennent combien elle peut leur nuire. La petite racine centrale est facile à couper à la houe à cheval où à la houe à main, et la plante n'est pas d'une vitalité remarquable. On nettoyera facilement des terrains infestésen jachérant tôt et houant fréquemment.
TABOURET DES CHAMPS (Thlaspi arvense L.).
Autres noms français : Thlaspi des champs, Monnayère, Herbe à la violette.
Noms anglais: Stinkweed, Penny-cress, French Weed. (Nuisible: Can., Man., N.-0.)
Plante introduite. Annuelle et annuelle hivernante, d’une odeur très désagréable lorsqu'on la broie, Ennemi le plus persistant et le plus agressif du producteur de blé de l'Ouest. Les plantes en fleurs à l'entrée de l'hiver, se gèlent; mais, aussitôt qu'elles dégèlent au printemps, elles recommencent à pousser et mürissent leurs graines sans paraître avoir aucunement souffert. Les graines de ces plantes hivernantes sont mûres au commencement de juillet. Celles qui lèvent de graine au printemps, ne sont mûres que quelques semaines plus tard. Tige dressée, simple ou kranchue, Toute la plante d’un vert elair et parfaitement lisse. Feuilles radicales pétiolées: feuilles de la tige en forme de fer de flèche, grossièrement dentées, les oreillettes à la base embrassant la tige. Fleurs blanc pur, de À de pouce de dia: ‘ètre; d'abord en une petite grappe aplatie au sommet de la tige feuillée. La grappe s’allonge à mesure que les fruits se développent. Siliques plates, de ? de pouce d'épaisseur, vert pâle et ailées, échancrées au sommet, portées sur de minces pédoncules arqués vers le haut et contenant de 8 à 16 graines. Juste avant la maturation des graines, les siliques prennent une teinte orangé verdâtre caractéristique, que l’on remarque facilement dans les champs où le Tabouret croît parmi les cultures. Graines [pl. 53, fig. 6 grosseur naturelle et x S] brun pourpré foncé, ovales asymétriques, aplaties, à bords arrondis, d'environ ;, de pouce de diamètre, un peu plus longues que larges. Sur chaque surface de la graine il y a cinq ou six lignes saillantes qui partent de la cicatrice à la base et contournent concentriquement un sillon central lequel commence entre la radicule et les feuilles séminales. Ls graine est d'une grande beauté lorsqu'on l'examine à l'aid: d'un verre grossissant. Elle est aussi intéressante en ce que les feuilles séminales y sont plates, la radicule étant appliquée contre leur bord d'un côté (accombante). Ces graines n'exsudent point de mucilage lorsqu'on les trempe dans l’eau.
Fleurit: Toute la saison: graines mûres depuis juillet aux gelées: après le milieu de juin elles sont trop avancées pour qu'on puisse les enfouir à la charrue sans danger.
Se multiplie: Par graines.
Se trouve: Maintenant dans toutes les provinces du Canada, mais n’est nulle part aussi redoutable pour le cultivateur que dans le Manitoba et le Nord-Ouest. Elle fut introduite dans les “prairies” du temps des premiers colons, et c'est le long des anciennes pistes qu'elle est maintenant le plus nuisible; mais elle envahit rapidement de nouvelles étendues de pays.
Dommage: En raison des grandes pertes résultant de sa présence dans les terres, il est de la plus grande importance que chacun la reconnaisse au Premier coup d'œil, de manière à la détruire dès qu'elle apparait dans une