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nombreuses et plutôt plus petites, des feuilles plus étroites et plus longues, et, si les plantes sont vigoureuses, de hautes tiges florifères quelquefois de 3 pieds de hauteur, portant une grande grappe de capitules irrégulière, un peu aplatie; les branches inférieures, très allongées, naissant même plus bes que le milieu de la tige mais élevant leurs grappes de capitules presque aussi haut que celles des branches au dessus. Chez les plantes chétives, telles que celles qui croissent dans les prairies à foin, les branches se développent beaucoup moins, et la forme générale de la plante se rapproche beaucoup plus de celle de l'Epervière orangée. Le nom bien choisi de Hieracium cladanthum où Epervière branchue a été proposé pour cette plante par le spécialiste dans ce genre de plantes, M. Arvet-Touve, de Gières (France). Il se pourrait que cette Epervière à fleurs jaunes, qui est maintenant très connue sous le nom de Yellow Devil (Diable jaune) ne fût que la variété à fleurs jaunes de l'Epervière orangée; car les plantes de tout ce groupe sont très variables; cependant elle présente des différences frappantes qui paraissent mériter d’être décrites.
Outre les deux espèces ci-dessus, il y en a une autre du même groupe, l'ÉPERVIÈRE ÉLEVÉE (King Devil, ÆHieracium præaltum ViN.—Nuisible : Can.), qui se trouve avec la précédente mais est plus rare et beaucoup moins onvahissante chez nous en Canada, quoiqu' on s'en plaigne excessivement plus au sud ; c'est une plante beaucoup moins feuillue et qui émet moins de coulants. Les capitules plus petits sont disposés de même sur les tiges, mais le corymbe est plus petit et plus étalé; toute la plante est moins poilue, surtout les tiges, et elle est glauque. Sa couleur vert grisâtre fait que les bases foncées des longs poils des feuilles sont plus apparents que chez les espèces alliées.
ÉPERVIÈRE PiLoSELLE (Mouse-ear Hawkweed, Æieracium Pilosella L.) a été introduite dans l'île du Prince-Edouard il y a bien des années et a pris presque entière possession de quelques champs et de grands espaces de terrain sur le tord des cheinins publics. (C'est même un ennemi plus redoutable que les différentes espèces susmentionnées. C'est une plante rampante à longues tiges feuillues qui courent sur la surface du sol en s'enchevêtrant les unes dans les autres: ces tiges prent.»* racine à courts interva’les et produisent des branches latérales très feuil':+- Les feuilles sont lisses dessus, à part quelques longues soies blanenes «tirses, et la suface inférieure est revêtue d'un feutre épais de poils étoilés. Les capitules sont solitaires sur de minces pédoneules, jaune pâle, de plus d'un pouce de diamètre et d'un parfum agréable. Les graines sont un peu plus longues que celles de i’Epervière orangée; mais, à les voir, on ne peut réellement distinguer entre elles les graines des quatre Epervières mentionnées ici: toutes peuvent toutefois se recontrer dans les graines de graminées fourragères dont #lles sont une dang-'euse impureté, Le traitement cultural pour l'éradication de toutes ces plantes est le même et consiste principalement en une courte rotation où le trèfle et les graminées reviennent à courts intervalles,
Suivant le Dr, NX, 1 Britton (Flora of the Northern States and Canada, 1901), la Piloselle de l'île du Prince-Edouard est la variété de Le Peletier (Peleterianum Mer.) du Hicracium Pilosella. On trouve parfois la forme typique dans les autres provinces, où elle a été introduite d'Europe dans des graines de graminées fourragères.
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