‹ Les mauvaises herbes du Canada [microforme]Chapitre 18 sur 51 · COLE PARA · texte numérisé non relu

COLE PARA

ns |

“On peut, sans aucun difficulté, détruire cette herbe dans

tout sol qui peut être labouré, car le premier labour ‘de ca

généralement donné en juin, la détruira. C'est dans les enlroits incultes qu'elle cause le plus d’ennuis, car sa graine, une fois

mûre, est transporteée pi le vent et par l' u dans tout | li

l es les directions. lle pousse en grand nombre sur les bords des marécages, dans la prairie, et mûrit généralement avant que l’on puisse couper le foin. Dans ce cas, le remède serait de la faucher avant

qu'elle ait formé ses graines Dans une saison pluvier une

deuxième eoupe serait probablement nécessaire pour empêcher

la graine de mûrir. Quand des champs de brôme inerme sont

très infestés de cette herbe, il vaut ux les labourer puis re-

tourner le labour et prendre une récolte de grain avant de réengazonner; ou encore les champs peuvent être passés au feu en automne pour détruire les graines qui auraient pu tomber; de bonne heure au printemps suivant on laboure légèrement le gazon puis on le herse et on roule. On peut, de cette manière, renouveler le gazon de brôme sans avoir besoin de semer de nouveau

et la plupart des mauvaises herbes seront détruites.’

Ma ons, malheureux que nous SOrmMmu Malgré le econdent 0 Fout n'« { ra pour tt eu s L'ombre et ‘ ! } es brigand | | lel est 1 t fatal du rmait er?

Ï méme 1! força e à eu it ‘ Et n'accordant \ nos soins vigilant Voulut que l'indigence éveil es talents,

Ces herbes fortes sont rertains jeux et plaisirs de nature qui, jamais et ‘ r'elle ne soit cumtivee en à terre, ne veut demeurer oiseuse, où sans taire qué ction Vrai que le chien elle que l'on nomme arreste-bœuf, semblent vouloir rlus

À i prendre pos mn du lieu © es s héritent ite di labeur, mais elles ent le coultre comme leur tvran Pour conclure. c«

èr coupées et déracinées par ) pr nd labeu doivent p ipt (principalement les chardons) êtres rabatt et cor nues avant les plu rien d'elles, non plus que du serpent ver eux, puisse après progér eretn car leur naturel est si-tost qu'elles reçoivent quelque peu d'humeur este, se joindre et attacher si fort au limon de I# terre, qu'elles Ÿ entrent en telle posses ‘ ir tait bien souvent suffoquer la mère, :

Ch. Estienne, 1504-1564, Mai Ru ju

ERGOT sur le CHIENDENT, le SEIGLE et le MIL.

(Cla cep Purpurea (Fr.) Tul.)

Un trouve souvent parmi les grains de seigle, rarement parmi

ques gra-

ux de bléet en grand nombre dans les graines de quelat minées fourragères, des corps solides, noirâtres ou pourpres appelés communément “ergots.”” Les Spécimens frais ont un consistance cireuse ou huileuse : l’intérieur est d’un blane pourpre Ce sont les organes d’approvisionnement ou Ja phase de repos d'un fongus ou champignon parasite appartenant au genr( claviceps. Les grains d’ rgot varient en forme et en dimer sion Suivant l'espèce de céréale ou autre graminée dans laquelle ils se déve loppent, Chacun de ces corp s solides port: le nom de sclérote, dérivé du mot grec ‘’skleros’”’ (dur ou sec), quirappeile leur nature, C'est en somme, la Partie végétative ou le “» ycelium"" Ur fongus, à l'état de repos, mais susceptible de se développer au printemps daris les conditions favorables de chaleur ou d'humidité qu'il rencontre dans les terrains où on le sème avec le grain ou sur le sol où il repose, à la base des tiges sur lesquelles il s'était formé l'été précédent, Au Printemps les sclérotes qui reposent sur le terrain produisent des tiges viclettes, surmontées par des corps petits, en forme de champignon et à tête ronde, de couleur orange, À peu près de la grosseur d’une graine de moutarde Ceux-ci produisent, au moment où les grains ou herbes entrent en fleurs, l’immenses quantités di spores miscroscopiques, c'est-à-dire IMAniment petites (organns analogues aux graines des plantes d’'ordre supérieur). Ces spores miiscroscopiques, transportées par les Courants d'air ou par les insectes, « logent sur les fleurs

ÿ herbes et poussent : en peu de tempselles détruisent complètement la graine et forment avec celle-ci ja sclérote en forme de corne, £ Pendant l'été, des spores se forment sur ces sclérotes: en même tEMPS apparait une secrétion Sucrée, très recherchée des insectes ; les spores sat chent aux ir l

Sectes qui viennent recueillir cette secrétion et sont transportées par eux sur les épis en fleurs des autres herbes, ce qui répand l'infection. Vers la fin de l'été Ia Production de spores cesse, et les selérotes, ou organes de repos

commencent à former une sort: de fécule que l’on ne trouve que dans les champignons et qui est connue sous le nom de “fécule de

champignon", ainsi que des huiles, qui serviront de nourriture

IX organes fructifères, formés le Priblemps suivant. Ils dur-

CISSeNT alors, deviennent d’un noir Pourpre et tombent sur le

Hi OÙ Sont « Hiportés avec le grain ou le foin.

RE M ET 2 Le ESS ae et pe

[Ces

FAMILLE DES CYPÉRACÉES 39

Les sclérotes sont répandus sur bien des graminées et particulièrement sur le seigle, le blé, l'orge et le riz sauvage, ainsi que le chiendent de l'Ouest et les autres herbes de la prairie que l’on coupe pour en faire du foin. Ils contiennent tous un alcaloïde et lautres poisons violents. On en utilise quelques-uns en méd cine sous le nom de “ergot de seigle”? Le blé fait avec de la farine contenant de l’ergot peut provoquer une grave maladie connue sous le nom d’ergotisme, et les animaux qui mangent du grain

ou du foin contenant de l'ergot peuvent être aussi grave-

ent emMmpoisonnés; on voit souvent ce fait se produire sur les laines de l'Ouest, L'alimentation des vaches avec du grain er- | a

goté a un résultat bien connu: l'avortement.

On ne devra pas donner du foin contenant beaucoup d’ergot. Le grain ergoté devra être soigneusement passé au eribleur, et g l’on devra détruire les selérotes. On ne devra pas emplover Ie

grain ergoté comme semence si l’on peut s'en procurer d'autre.

FAMILLE DES CYPERACEES.

D'aspect général les cypéracées sont semblables aux graminées; elles ont des racines fibreuses et leurs tiges sont pour la plupart solides. La gaîne ou partie de la feuille qui enveloppe la tige, est fermée. La galingale (Cyperus diandrus, Torr.), le souchet comestible (Nutgrass, Cyperus esculentus L.) et autres espèces sont nuisibles, particulièrement dans les cultures sarelées faites sur terrain humide, Le souchet comestible se propage par de courts rhizomes, extrêmement difficiles à extirper. Les terres infestées de laiches devraient être parfaitement drainées: ces plantes succomberont alors à la jachère d'automne bien entretenue, suivie par une récolte sarclée. Quelques laiches comme la laiche à fruits barbus (Awned Sedge, Carer trichocarpa Muhl. var. aristata (R. Br.) Bailey) et quelques espèces alliées, sont pré-

cieuses Comme plantes fourragères sur les terrains humides.

lâche d'éviter les mauvaises herbes, elles sont de la famille des mauvais eultivateurs

FAMILLE DES JONCACEES.

. * nl Comme les laiches, les membres de la famille d ones sont

communs dans les terrains humides et marécageux Le jonc

appelé herbe de misère où jonc grêle (Poverty grass or Slenden

Rush, Juncus tenuis Willd Jur est vivace, se montre parfois gênant dans les champs et dans les pâturages. Les joncs n'ont aucune valeur comme plantes fourragères Partout où on k trouve, ils indiquent le besoin de drainas Dans les pâturages qui ne SON pa: partaitement drainés, on recommande de faucher souvent les jones et di luire des semis épais de ces sortes d'herbes qui viennent bien dans les sols humides.

FAMILLE DES POLYGONEES

Outre quelques plantes cultivé comme le sarrasin, le blé-

d'Inde, la rhubarbe et un certain nombre de variétés ornemen-

tules, cette famille comprend plusieurs mauvaises herbes, distri-

buées sur toutes sortes de sols et sur toute l'étendut du continent.

Cependant, elles semblent avoir une prédilection pour les sols bas et humides

Leur mode de végétation vari beaucoup, mais ce sont pour 1 *

la plupart des plantes herbacées, à tiges creuses, renfléces aux

Joints. Les feuil ülternes, entières {sans dents ni divi-

Sions) et munies, à Ja base de la queue, d'appendices qui embrassent la tige. Les fleurs sont petites, gro tpées ensemble et épis où en grappes tombantes, soutenues presque toujours par des tiges Jointées: le calice et la corolle font souvent défaut ou sont peu voyants,

Les graines sont petites généralement comprimées, anguleuses, où en forme de lentilk ou ailées. De même forme et de

même dimension qu'un bon nombre de graines de commerce

elles sont largement répandues parmi celles-ci,

Les herbes nuisibles de cette famille appartiennent à deux les patiences ou oseilles (Æumer) et les poivres d’eau ou renouées (/’olygonum).

genres:

Les patiences et les oseilles sont des plantes

CICVECS, 4 racines pivotantes,

vivaces à Liges

‘Hes ne se propagent pas par

isolés, comme chez l’oscille de

li racine, sauf dans quelques

brebis. Les graines ont la même forme que celle du sarrasi

LE

coupées en travers elle présentent un urlace triangulaire elles peuvent à ir aussi la forme de petites fain [ln y a pas d vrale Coro les grain ont entourés inplement par le calice livisé en siX parties dont trois sont petites et les trois autres grosses, a1lé et dont la forme et li vel varient suivant especes L'une de ces iles, ou toutes le tro portent parfois sur l'extérieur un tubercule ressemblant À une y ’ Los graines de toutes ces espèces sont très semblables et les divisions ailées du calice, que l'on trouve souvent attachées iux graines, aident b« iucoup à le identifier

Si quelques-unes des patiences sont indigènes, toutes les plus mauvaises variétés ont été importées avec des graines de trèfle venant de l'étranger; plusieurs sont déjà des fléaux en agricul-

turt

Les poivres d’eau et les renouées ont divers modes de vx gétation; sauf quelques exceptions, ce sont des plantes herbacées à racines fibreuses, annuelles et vivaces, terrestres ou aquatiques, dressées où couchées, grimpantes ou flottantes. Parmi les nombreux groupes différents, aisément reconnaissables, trois sont itnportants à cause des mauvaises herbes qu'ils renferment.

1. Le groupe “A vicularia’': Plantes lisses annuelles, la plupart couches, à feuilles petites, linéaires oblongues, représentées par l1 renouée des oiseaux ou traînasse. (olygonum aviculare L

7° groupe ‘Persicaria"': Plantes annuelles.

dressées généralement élevées, branchues, à fouilles plus grosses, lancéolé représentées par la persicaire pied-rouge (Polygonum persica ria L.)

3. Le groupe “Tiniaria’’: Plantes annuelles et vivaces. volu-

biles, à feuilles en cœur, représentées par la renouée liseron

Polygor um conrolrulu É }, Les graines sont en forni le lenülle où triangulaires, à bouts obtus, généralement de couleur

foncée, luisantes, et ayant les caractéristiques cénérales de Ja

famille, mais les segments du calice élargi dans lequet elles re-

posent ne sont pas en forme d'ailes comme dans les patiences

Elles mûrissent également plus tard, et elles sont communes

dans les graines d'herbe et de trèfle.

dr

l MAUVAISES HERBES DU CA

PATIENCE CREPUE. (fumer er pus L.) Autre nom trançais: Osveille crépue

Noms anglais: Curled Dock, Yellow Dock, Sour Dock:

Originaie d'Europe, Vivace À longues racin pivotantes, lige, 2 à 3 pieds, lisse, dr e, surmontée d'une grande panicule

[ pyramide Feuilles du collet lancéolé : oblongues,

très ondulés, 6 à 12 pouces

à bords de longueur, à longues au ues, feuilles

de Ja tige à queues courtes et b: aucoup plus petites où absentes vers le haut de la tie Fleurs petites, en grappes assez espacées

autour «des tiges, Tiges florifères à joints renflés. Les

SEL Trié

trois nts intérieurs du calice s'élargissent À mesure que la graine mûrit; ils sont en forme de cœur, à bords entier ou obscurément dentés, tous portant sur l'extérieur des tubercules en forme de

graine,

La graine (planche 72, fig. 7) a 1/12 de pouce de long. Elle ressemble à une faîne en miniature, d'un brun rougeñtre, luisant. C'est une des impuretés les plus communes dans la graine de trèfle, Le trèfle cultivé en Europe contient des graines d'espèces allié 8,

Floraison: Juin: graines mûres en juillet J

Propagation: Par la graine. Les touffes augmentent lentement par rejets naissant au collet des vieilles plantes,

Distribution: Dans les champs et les lieux incultes. Naturalisée de l'Atlantique au Pacifique, trè répandue dans le sud et l'ouest de l'Ontario.

Méfaits : Plante commune dans les prairies, les pâturages et les lieux incultes. Un fléau dans les prairies nouvelles, où elle déprécie la valeur du fourrage ou de la graine de trèfle, La pa- Uence donne asile aux poux. Quand les feuilles sont jeunes et tendre s, on les « mploic

1 IOIS COoMHR herbes potag:i res, Î l

Remède: Semer de la grain propre, L'envahissement des

prairies par la patience vient de ce que lon a employé des graines contaminés d'herbe ou de trèfle, Elle est peu fréquente dans es terrains soumis à une courte rotation de cultures. On peut

l’arracher dans les prairies et les pâturages quand le solest mou,

après une longue pluie. I! faudra arracher ou couper et dé-

truire toutes les plantes qui portent des graines, avant de faucher

4 Le AURAS S

Le:

Vois

FAMILLE DES POLYGONÉES | Pl

une récolte de graine de trèfle Une poignée di |, appliquée sur ia couronne des patiences, après que la plante a été coupée par un journée chaude, en fera sortir l'humidité et détruira la racine Ce remède est parfois employé dans les pelouses et les pâturags

ù le sol « t trop dur et trop sec pour permettre l'arrachag

ESPÈCES ALLIÉES:-Patience veinée (Veined Dock, Rumer venosu Pursh) Plante vivac qui liffère de la patience crépue par ses rhizomes qui courent sous terre et sa feuilk plus grande et plus lisse, à veines distinctes; les fleurs en panieule courtes sont plus grosses que celles de la patience crépue, de cou

leur rose, et d apparence très attrayante, contrairement À la plu-

part des espôces de ce genri Indigène dans l'Ouest du Canada, cette plante se montre nuisibie dans quelques-uns des sols légers

de l'Alberta du Sud et de la Saskatchewan. La graine a environ 1/4 de pouce de long, Le remède le plus efficace est le labour profond, quand la plante entre en fleur,

Les graines des diverses espèces de patiences, généralement trouvées dans les graines de trèfle importées, se ressemblent à s'y méprendre, Cependant on les distingue par les caractéristiques suivantes:

Patience crépue (Curled Dock, Rumex crispus L.) Graine symétrique, pointue aux deux bouts, à plus grande largeur près du centre, les bords très légèrement marginés, d'un brun rougeûtre, très luisant,

Patience agglomérée (Clustered dock, Rumex conglomeratus Murr.) Graine pointue au sommet, À base arrondie, plus petite plus pleine, d'un brun rougeâtre noir. La plante est caractérisée

par ses feuilles lisses oblongues et sa panicule feuillue, à fleurs portées sur de courtes hampes.

Patience à feuilles obtuses (Bitter Dock. Rumer obtu ifolius L.) Graine non symétrique, plus large au-dessous du centre, bords non marginés, la base portant une cicatrice rude, jaune brunâtre, terne, Les feuilles les plus basses de la plante sont larges, en cœur, et la tige est quelque peu rude.

Si nous avons bien observé, les herbes dont nous pa dans les prairies maigres, négligée her l ment baisse. elles n+ viendraient probablement que les prairies soie

ne se propagent que : usées par l'âge Si donc nous fumions nos

de les rompre dès que le rend

ages tous les ans et ai

ON ES} i on veut

éternelle on veut toujours prendre in jamais rien res-

nous tourt

Utuüer, et l'on s étonne, après cela, que le sol refuse les bonnes récoltes et se couvre d'he rbe matlvaIses, Pierre Joigneaux, Livre de L Jerme, 1860

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