L'INFIDÈLE
Pour être nue aux bras d'un autre qui t'étreint Qu'as-tu besoin encor de la robe pourprée Qui, sous ses beaux reflets dont ta chair fut parôe, Faisait saillir ta hanche et dessinait ton sein ?
Que ce collier rompu s'égrène grain par grain! Que mon talon l'écrase en poussière dorée Et brise le miroir où tu t'étais mirée, Riante de mentir au cristal incertain I
Ecoule au sol grincer le tranchant de la bôche; Dans la terre brûlante encore, aride et sèche J'ai caché les débris de notre long amour;
Mais, au bas du cyprès où j'ai creusé sa tombe, De la cime, j'entends depuis, j'entends toujours Le sourd roucoulement de la même colombe.