‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 18 sur 116 · L'INFIDÈLE · texte numérisé non relu

L'INFIDÈLE

Pour être nue aux bras d'un autre qui t'étreint Qu'as-tu besoin encor de la robe pourprée Qui, sous ses beaux reflets dont ta chair fut parôe, Faisait saillir ta hanche et dessinait ton sein ?

Que ce collier rompu s'égrène grain par grain! Que mon talon l'écrase en poussière dorée Et brise le miroir où tu t'étais mirée, Riante de mentir au cristal incertain I

Ecoule au sol grincer le tranchant de la bôche; Dans la terre brûlante encore, aride et sèche J'ai caché les débris de notre long amour;

Mais, au bas du cyprès où j'ai creusé sa tombe, De la cime, j'entends depuis, j'entends toujours Le sourd roucoulement de la même colombe.

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