‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 21 sur 116 · LA PROMENADE · texte numérisé non relu

LA PROMENADE

Je te donne cette heure; elle est à toi. Va-t'en. Vis-la silencieuse et vis-la solitaire, Et, pour un jour entier, sois à toi tout entière Sans plus t'inquiéter de l'ombre où je t'attends.

Sois libre. Mon pas lourd, hélas! a trop souvent Retardé ta jeunesse où tu marches lég'ère Dans le double sourire et la double lumière De ce malin joyeux et de ton clair printemps.

Ce dur arbre tordu qui ressemble à ma vie

Abritera mon doute et ma mélancolie ;

C'est là que j'attendrai venir le soir, heureux

Si le vent, pitoyable à mon song-e morose.

Des fleurs que tu cueillis, hélas! loin de mes yeux,

M'aPDOrle le parfum et te laisse la rose.

.ES MEDAILLES d'aRGILE Sq

Page 1