LA STATUE
Tu ris, Enfant. La terre entre tes doig-ts heureux S'effrite, coule et fuit de ta main qui se vide Et, devant toi, debout en son bronze rigide, Celte haute statue a souri à les jeux.
Regarde. L'homme est calme et le cheval fougueux. Une main hausse un glaive et l'autre tient la bride. Le quadruple sabot au socle qu'il oxyde Imprime aux quatre coins son pas silencieux.
Cet équestre Héros que sacre un laurier d'or, Souviens-toi, quand plus tard tu le verras encor, Que son sang- a roug-i le sol de la patrie.
Et que, muet présage à tes jeunes destins,
Il a levé sur toi à l'aube de ta vie
Le gesle g-lorieux de son ombre d'airain !
fiO LES MEDAILLES d'aRGILE