‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 78 sur 116 · FIN DE JOURNÉE · texte numérisé non relu

FIN DE JOURNÉE

Un même songe a fait de marbre vos paupières, Dieu qui verdit auprès de toi, Déesse blanche ! Et toujours ce murmure où la vasque s'épanche Et cette allée oblique et ces eaux régulières.. .

L'ombre, à chaque printemps, des feuilles familières

Touche l'épaule lisse et remue à la hanche,

Et votre ennui captif sur le socle se penche

Pour y voir vos pieds nus pris aux cordes des lierres ;

Et toi, lasse comme eux, mais que ton ombre suit. Tu viens, du noir portail où s'arque un double buis, Regarder l'horizon de la campagne verte;

Et, debout sous l'arcade amèrement rigide. Tu laisses à ta peau, par ta robe entr'ouverte, Fraîchir le souple vent qu'embaume l'herbe humide.

l84 Li'.H MÉDAILLES d'AUGILE

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