‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 142 sur 197 · LA PAIX AVEC LA PRUSSE · texte numérisé non relu

LA PAIX AVEC LA PRUSSE

12 septembre 1807.

La Prusse, élevée au rang des grandes Puissances par le génie, la politique el les nombreuses victoires de Frédéric II, s’esl vue redescendre à son premier état de faiblesse par le sort d’une seule bataille.

Sans armée, sans trésor, sans alliés, Frédéric-Guillaume a été réduit à recevoir comme une grâce la paix qu’il plut au vainqueur de lui dicter.

Le type de la médaille représente la ligure symbolique de la Paix, tenant d’une main une branche d’olivier, de l’autre un rouleau sur lequel est écrit : 12 SEPTEMBRE 1807.

La légende se borne à ces mots : PAGE * BORVSSIS • DATA, « La paix est accordée à la Prusse ».

ri

xm itj:

ICCLAIKCISSEMEST

Après Tilsitt. Napoléon, passant par Kœnigsberg pour rentrer en France, chargea le maréchal Berlhier, prince de Neufchâtel, de signer, avec les représentants de la Prusse, les derniers arrangements concernant ce royaume démembré. Cette convention lut signée le 12 septembre ISO”.

Le 23 août 1811, la Commission des Inscriptions et Médailles mit ce traité définitif au nombre des sujets de l 'Histoire métallique.

Le 30 août suivant, Mongez propose pour type : « La Paix debout, tenant un rameau d’olivier et une corne d'abondance. La légende serait : l‘ax fundata cum Borussis. ou Borussi ad amiciliam adscripti. >•

Projet de Visconti : « La figure de la Paix, debout, une branche d'olivier élevée dans la main droite; elle tiendrait de la gauche un rouleau sur lequel on verrait écrit: •/ 2 septembre 1807 . La légende serait : Pace Borussis data. L'exergue : Begnum Frid. Willelmo reddilum. »

Projet de Quatremère de Quincy : « La Prusse personnifiée avec son écusson, assise à terre, tendant les bras et recevant avec l’air de la reconnaissance un rameau d’olivier que lui présenterait ou une Victoire courant avec rapidité, ou la figure de la France en habit guerrier dans la même attitude.

« La légende serait : Pax Borussiæ. L’exergue, Data die XII sept. ann. 1807 ■ »

Le 6 septembre 1811, en seconde lecture, la Commission arrête que le type représentera la figure allégorique de la Paix, debout, tenant une branche d’olivier, d’une main, et tenant de l’autre un rouleau où sera écrit: 11 sept. 1807. La légende: Pace Borussis data.

16 septembre 1807.

Les eaux stagnantes qui dérobent à l’agriculture de belles contrées, et qui, parleurs exhalaisons infectes, engendrent des maladies et nuisent a la population. ont attiré de tout temps l'attention des Souverains zélés pour la prospérité de leurs Étals. L’Empereur Napoléon, connue autrefois César et Trajan, s’est occupé des moyens propres à dessécher les marais qui couvraient encore des portions du sol de plusieurs .départements de l’Empire ; il en existait dans la Bretagne, dans le Cotentin, dans la Saintonge, sur les bords de la Charente près de Rochefort, et dans les environs du lac de Bourgoin en Dauphiné. Les mesures pour exécuter les ordres de l’Empereur furent si bien prises, et les travaux conduits avec tant d’activité et de succès, qu’à la lin de l’an 1809, le Ministre de l’Intérieur put annoncer au Corps Législatif que de grands dessèchements opérés sur plusieurs points de la France avaient déjà changé en terres fertiles des marais stériles et morbifères.

La médaille relative à celle grande et utile entreprise a pour type les

Im

figures des déesses Ilygiée el Cérès, l'une comme personnage allégorique, représentanl l’Agriculture, l’autre comme emblème de la Salubrité.

La légende autour du type el celle de l’exergue, PALVDIBVS’PER’ (îALLIAS • EXSICCATIS, indiquent le dessèchement des marais de la France et l'époque de celle amélioration.

ÉCLAIRCISSEMENT

lin décret du Directoire du 4 Pluviôse au VI (23 janvier 1798) contient des dispositions relatives au dessèchement projeté des marais de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente-Inférieure. Ces mesures demeurèrent à peu près sans elfet et ne furent mises à exécution que partiellement. Il en fut tout autrement du fameux arrêté Consulaire du 23 fructidor an \l 10 septembre 1 803) qui prescrit une dépense d'un million et demi pour le dessèchement des marais du Cotentin et de ceux des environs de Bochefort. La loi du 16 septembre 1807 entre dans les détails les plus circonstanciés sur les travaux de dessèchement des marais et les moyens d'assainissement de vastes cantons de l'ouest et du midi de la France. Citons encore le décret impérial du 14 avril 1808 qui ordonne le dessèchement des marais d'Orx, en Gascogne, entre Dax el Bayonne.

La Commission des Inscriptions et Médailles jugea opportun de commémorer par une médaille ces mesures bienfaisantes et elle mit ce sujet son ordre du jour, le 30 août 181 1.

Le il septembre, Mongez propose pour type : ■ La déesse Hygie assise sous un arbre touffu. La légende serait : Salua Provinciarum. L’exergue : PaluJibus exliauslis ad Rupîforlium. >•

Yisconti propose : » Deux figures désignées par leurs noms et par leurs attributs, Ceres et Valeludo. L'exergue serait : Paludibus (Armoricæ) siccatis. ••

Quatremère de Quincy propose : « Une figure assise de l'Agriculture ou de Cérès, appuyée d'une main sur le roslrum d’une charrue, de l’autre tenant une corne d’abondance. La légende serait : Desiccatis paludibus. L’exergue : Cullura per imperium aucta. »

Le 20 septembre 181 1. la Commission arrête :

" Le type représentera l’Agriculture et la Salubrité, sous la forme de la déesse Cérès et de la déesse de la Santé. La première couronnée d’épis, la faucille en mains, la seconde avec le serpent et la patère. La légende sera : Paludibus per Gallias exliauslis. L’exergue portera la date du décret [16 septembre 1807J. »

Üite»

Page 1