‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 3 sur 197 · Le Consulat décennal · texte numérisé non relu

Le Consulat décennal

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Le Rappel des bannis; L’Organisation administrative (le Le Passage des Alpes ;

La Victoire de Marengo ;

Le Monument de Desaix;

Le Rétablissement du Culte :

La Paix de Lunéville;

Le Concordat ;

La Paix d’Amiens ;

Le Consulat perpétuel ;

La Prise d’Ulm.

Onze de ces dessins lurent présentés à l'Empereur qui en récusa deux, comme nous l’apprend le Procès-verbal de la Classe d'Histoire et de Littérature ancienne, à la date du 20 février 1807 : « Le Secrétaire perpétuel lit une lettre du Ministre de l’Intérieur par laquelle Son Excellence, l’informe qu’il a adressé à l’Empereur les dessins de onze des médailles composées par la Classe, pour Y Histoire métallique de France, pour obtenir l'approbation de Sa Majesté, et qu’il renvoie à la Classe la médaille pour le Consulat Décennal et celle de la Bataille d’Ulm, l’une comme trop ressemblante à celle du Consulat à vie, l’autre comme ne caractérisant pas assez la victoire remportée à Ulm. »

La médaille relative à la bataille d’iéna lit l’objet d’un Rapport spécial ; la victoire fut remportée le \!\ octobre 180G, et la Commission eut, à la requête du Ministre, M. de Cliampagny, à s’occuper sans délai de la composition de la médaille commémorative : elle se réunit extraordinairement à cet effet, le mardi 18 octobre i8ofi. Son projet dont nous parlons plus loin (p. 25o), approuvé par la Classe, le 21 novembre i8o(i, lut transmis au Ministre de l’Intérieur. Celui-ci le soumit à l’Empereur qui s’y intéressait particulièrement, et le 3o janvier 1807, le Secrétaire perpétuel communiqua à la Classe la lettre suivante du Ministre annonçant l’approbation de l’Empereur :

Je m'empresse de vous faire connaître que S. M. l’Empereur a donné, par décision du (i de ce mois et sur mon rapport, son approbation au projet de médaille pour la bataille d'Iéna, que vous m’avez transmise par votre lettre du 29 novembre dernier. J'ai, en conséquence, transmis ce dessin au directeur de la Monnaie des Médailles, pour le faire exécuter comme faisant suite à l’Histoire métallique de France dont le travail a été confié â la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne par le décret impérial du 25 juin dernier.

Ces détails expliquent comment il se fait que, de tout le Recueil préparé par la Commission des Inscriptions et Médailles, la Médaille de la Victoire d'Iéna soit la seule qui ait été gravée et frappée ( Médaille CA V).

Pour les autres médailles, la Classe demanda elle-même à la Commission quelques modifications secondaires, soit au texte, soit au dessin. Après quoi, la Commission s’ajourna jusqu’au 21 avril 1807.

Ce jour-là, comme dans plusieurs des séances suivantes, la Commission eut à s’occuper de la rédaction d'inscriptions monumentales, en particulier des inscriptions à graver sur l’obélisque du mont Genèvre, après la construction de la route

cl de l'hoapite décrétés par Napoléon : rrs inscriptions et plusieurs autres étaient demandées par M. de Ladoucette, préfet des Hautes-Alpes. La Commission examine d’abord le projet d'inscriptions, en quatre langues différentes, destinées au piédestal de cet obélisque.

Voici le texte français proposé pour la quatrième lace :

Napoléon le Grand Empereur el Roi Restaurateur de ta France a fait ouvrir celle roule au travers du monl Genèvre pendant qu il triomphait de ses ennemis Sur la I islule el sur l'Oder

J. F. C. La Douce/le, préfet el le Conseil général du Département ont consacré ce témoignage de leur reconnaissance

MDCCCVll

Le procès-verbal de la séance du mardi 28 avril 1807, est ainsi libellé :

" La Commission divise entre ses membres les sujets d’inscriptions demandées par M. le Préfet des Hautes-Alpes. M. Ameilhon est chargé de l'inscription du pont Montalivet. — M.Visconti, de celle de la colonne milliaire; — M. Mongez, de la fontaine Cretet: — M. Petit-Radel présentera un projet pour l'Hospice du mont Genèvre; — el M. Quatremère de Quincy s’occupera des inscriptions de la maison de détention d’Embrun et des rochers de Monlelus. — M. Gossellin a été prié de proposer une épigraphe pour le cadran solaire. »

Le 5 mai 1807, pour Y Hospice des Trappistes, sur le monl Genèvre, la Commission propose ce texte :

NEAPOLION1S AVG. PROVIDENTIA IIOSPITIO GENEVRENSI COND1TO

CARITAT1S ERG A- PEREGRINOS OFFICIA TRAPENS1BVS EXERCENDA RESTITVIT AN...

Pour la Colonne milliaire du col des Communes :

VI AM A VAPINCO AD VAI.ENTINAM XIV PAGI ALPINI SVMPTV ATQUE OPERE SPON'IE COLLATO EXCISIS RVPIBYS PER COLLES PERDVXERVNT ET M VNIVERVNT

ANN • MDCCCIV IMP. NEAPOI-- I

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Pour la Roule percée entre les rochers de Monlelus :

LATIOR ECCE PATET C.ESIS VIA RVPIBVS, ET NVNC DISSOCIAT.® OLIM VALLES JUNGVNTVR IN VN AM

Pour le Cadran solaire placé dans un creux du rocher appelé Le Irou de ta Meule :

QUOD SOLIS UMBRAM HORÆ INDICEM PER ALPES MAS CONSVLERE LIBENTI LICET GRATIAM HABEAS VIATOR

prætecto Ladoucette.

Pour la Maison de détention cl de travail de la ville d' Embrun :

HIC LABOR EMENDAT QUOS MULTAT P .ENA.

Entre temps, le public faisait aussi quelquefois appel aux lumières de la Commission pour la composition d’inscriptions ou de médailles qui n’avaient rien d’officiel. C’est ainsi que le 9 octobre 1806, elle examine la demande qui lui est adressée « par deux personnes qui désireraient communiquer à l’Institut diverses inscriptions de leur composition. La Commission pense que n’étant pas chargée par la Classe de juger du mérite des compositions de cegenrequi pourraient lui être adressées par des personnes étrangères à la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne, elle ne peut donner d’autre réponse à ce sujet que celle d’inviter ces personnes à s’adresser directement à la Classe ».

On s'aperçoit, à cette réponse dilatoire, que la Commission se trouve quelque peu surchargée de besogne. Parmi les médailles, étrangères au Recueil de V Histoire métallique , dont elle eut alors à s’occuper, nous citerons celle du prix fondé à l’Institut par l’astronome J. de Lalande. On lit, en effet, dans le Procès-verbal de la séance du 2 janvier 1807 de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne : « La Commission des Médailles soumet de nouveau au jugement de la Classe la légende delà médaille pour le prix fondé par M. de Lalande. Elle propose le choix entre la légende Uraniæ reperdis , que la Classe avait déjà examinée dans sa précédente séance, et une autre ainsi conçue : Aslrorum scienliæ incremenlis. Cette seconde légende est adoptée. L'inscription du revers, Præmium astronomiis decrelum judicio Insliluli Gallici , a été pareillement adoptée. »

Et puis, les grands événements pour lesquels des médailles historiques sont nécessaires, se précipitent avec une déconcertanle rapidité.

Le 20 août 1807, la Commission « arrête de choisir, parmi les derniers événements de la guerre contre la Prusse et la Russie, quatre sujets dont les types, dessinés avec plus d’agrément et de fini que ceux dont elle a précédemment arrêté et envoyé les simples esquisses, seront présentés au Ministre, pour être mis sous les yeux de l’Empereur, et faire connaître à Sa Majesté quel serait le genre et le goût de Y Histoire métallique de son règne ». Les quatre sujets étaient: Le Rétablissement de la Pologne; les Royaumes créés en Allemagne ; la Victoire de Friedland ; la Paix de Tilsill.

Le icr septembre, la Commission décide que les esquisses de ces quatre médailles seront ■> dessinées et exécutées au lavis par M. Lalilte, peintre, auquel il

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sera alloué, pour chaque dessin, une somme de 100 l'rancs 1 ». Nous apprenons par cette mention que plusieurs des premières esquisses des médailles arrêtées par la Commission ont été exécutées par Louis Lalitte, avant que Chaude! lut nommé dessinateur officiel de la Commission.

A cette époque, on faisait à Paris de grands préparatifs pour la réception triomphale de la Grande Armée revenant d’Allemagne couverte des lauriers d’Austerlitz, d’Iénaet de Friedland. Ce fut pour la Commission l’occasion d’un surcroît de travail : elle ne songea pas un instant ;i s’y dérober.

Le i3 novembre 1807, le Ministère de l’Intérieur charge M. de Gérando de demandera la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne, les inscriptions destinées à l’Arc de Triomphe temporaire qu’on élevait en ce moment, sur les dessins de Chalgrin, à la barrière de Pantin. La Commission se réunit sur-le-champ et se concerte avec Chalgrin sur les emplacements destinés à ces inscriptions ; le lundi suivant elle arrête le texte des acclamations qui, suivant les intentions de l’Empereur, seront toutes en l’honneur des soldats. Le jeudi 19 novembre, on décide de proposer au Ministre les inscriptions dont la teneur suit :

" Dans la frise de l’Arc de Triomphe, du côté de Paris :

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