ÉTABLIT SA RÉSIDENCE AU RALAIS DES TUILERIES
30 Pluviôse an VIH (JO février 1800).
Si le jour où Napoléon, quillaul le palais du Luxembourg, prit solennellemenl possession de celui des Tuileries, ne peutêlre coniplé parmi les jours mémorables que de grands événements recommandent à la postérité, il doit du moins être mis au nombre des époques les plus heureuses pour la ville de Paris. Dès ce moment, il fui facile d'augurer tout ce que la Capitale de la France pouvait espérer du choix que lil de ce palais le chef du Gouvernement pour v fixer sa résidence; el bientôt, en elfet, on vil paraître les vastes projets d'utilité el d'embellissemenl, don I l’exécution est suivie sans relâche depuis cette époque.
L entrée de Napoléon aux Tuileries pour y établir sa demeure habituelle intéressant particulièrement la ville de Paris, on a cru que le type de la médaille devait être l’expression de celle idée. Il représente le pavillon du milieu du Palais des Tuileries : à l’un des côtés des portes, est la ville
de Paris occupée à les orner de guirlandes et de festons. De l’autre, est la Seine couchée sur son urne, sur laquelle ou lit le mot: SLQVANA.
La légende, DLL ICI ■ EAVSTOQVE • LNC.RESSY. indique les espérances de bonheur et de prospérité que lit naître l'entrée du chef du Couvernemenl au Palais des Tuileries, dont le nom est écrit en latin dans 1 exergue : IN ■ PAL ATI YM • PARISIENSE • Al) • CEHAMICVM.
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Dès le lendemain «lu XV1U Brumaire, ou se bâla de presser les travaux de réparation dont le palais des Tuileries avait besoin depuis les dévastations de la période de la Terreur. Quand tout lut préparé, Bonaparte, qui élait logé au Luxembourg comme les deux autres consuls, résolut de s installer dans l'ancienne résidence des Bois et. le .10 Pluviôse an VIII 19 février 1800). il quitta le Luxembourg pour se rendre dans son nouveau palais avec une ostentation toute particulière. Il voulut paraître en guerrier pacilicaleur, escorté de ses glorieux régiments et acclamé par la l'ouïe '. Cette fête lit sensation ; on sentit vaguement quelle était un acheminement à l'Empire. Voilà pourquoi plus lard, le mardi “28 juin 1808, la Commission des Inscriptions et Médailles décida de mettre au nombre des sujets de Y Histoire métallique «■ l'Arrivée et la résidence de Napoléon au palais des Tuileries ». Le l> juillet suivant. \ isconti propose trois types au choix de la Commission : » Dans le premier, on verrait la Seine, sous la ligure d'une nymphe à demi couchée, le bras gauche appuyé sur une urne au bord de laquelle serait écrit: Sequana. Elle tiendrait d'une main une grande corne d'abondance, au sommet de laquelle seraient un 1er decharruc et des épis. L'autre main porterait un aviron levé sur un demi-vaisseau. Pour légende : (’.ælo qralissimus amnis. \ l'exergue : / m périt secles Parisiis. Anna 1800]. — Le second type serait : Dans le haut, Jupiter, la balance à la main ; le monde est à ses pieds : le dieu est assis sur les nuages. Dans le bas, la façade du château des Tuileries. Légende : Si qua fala si nun I. Même exergue que ci-dessus. — Le troisième type représenterait le Soleil vu de face sur son char à quatre chevaux, dans le haut de la médaille. Dans le bas. une vue de Paris. Légende : Pnssis nihil videre mujus. Même exergue que ci-dessus. »
Projet de Monge/. : >< Napoléon à cheval, étendant la main droite et marchant vers le château des Tuileries. Légende : Veterum regin ducis oplimi sedés augusla. Exergue : Anna | I800J. »
Le 12 juillet 1808, Qualrcmère de Quincy propose : » La vue indicative du pavillon d’entrée des Tuileries. D'un coté, on verrait la ligure de la \ illo de Paris, en pied, son écusson près d'elle, occupée à décorer d'un feston l’entrée du palais, de l’autre cédé serait la Seine assise, appuyée du bras gauche sur son urne où on lirait : Sequana. De la main droite elle ferait un geste d invitation c grosse: la légende serait : Welici mgressu. L exergue, a peu près le m Prisca renia Meupolionis augusla sedes. Anna 11800]. »
Projet d' Vmeilhon : « La colonnade du Louvre du côté de la rivière. La A illc de Paris caractérisée par son écusson devant un autel sur lequel une Vestale allume le feu de Vesta qui, une fois allumé, ne s'éteint point, étant l'cuiblème de la perpétuité. Légende: Lupara aelerna princi pis sedes. ••
Le 19 juillet, la Commission arrête le type : l'exergue, sauf un nouvel examen ajourné à la prochaine séance, sera : In Ceramicum Parisiense. » Le 2R juillet, l'emploi du mot Ceramicum paraît à quelques membres offrir une espèce d'affectation d'hellénisme et une prétention scientifique que la Commission juge elle-même •• être un abus dans ces médailles qui. bien que composées et rédigées selon le système de l'antiquité, ne le sont cependant que pour les hommes auxquels on ne doit pas supposer des connaissances trop approfondies ni des langues, ni îles usages antiques >•. 1) autre part, on soutenait que le rapprochement du Céramique i c’est-à-dire des Tuileries) d' Athènes et des Tuileries de Paris était fort connu et avait été rendu en quelque sorte vulgaire par le Vogage </' Anncharsis de l'abbé Barthélemy : qu’il y avait parité exacte d'origine et de dénomination entre ces deux monuments ; et qu'cnlîn on ne pouvait exprimer en latin le mot Tuileries d'une manière, plus noble que par celui de Ceramicum. » Pour lever toute équivoque, siense ad Ceramicum.
Les ti et 13 janvier 1809, lecture et adoption du dessin de Chaudet et de I
î d'ailé— > que celui de M. Monge/, :
Commission adopte : In Palnlium Pari-
i Nolici
krt Van n al, l' Avènement île Bonaparte, l. II, p. 150.